Hadri Law
Toronto skyline

Qu'est-ce qu'un contrat de conception-construction? Un guide pour l'Ontario

Comment ça marche

Cinq étapes simples pour travailler avec nos Toronto business lawyers.

1
Première étape

Réservez votre consultation

Prenez rendez-vous directement avec l'un de nos avocats au moyen de notre lien de réservation en ligne, ou appelez notre cabinet. Nous confirmerons un moment qui vous convient.

2
Deuxième étape

Rencontrez votre avocat

Lors de votre consultation, nous discutons de votre dossier, précisons vos objectifs et expliquons comment nous pouvons vous aider.

3
Troisième étape

Recevez votre devis

Après la consultation, nous vous transmettons un devis écrit précisant l'étendue des travaux proposés et les honoraires associés.

4
Quatrième étape

Signez votre convention de mandat

Une fois le devis accepté et les documents demandés fournis, nous préparons votre convention de mandat pour signature électronique.

5
Cinquième étape

Versez votre provision et commencez

Une fois la convention de mandat signée et votre provision versée, nous commençons à travailler sur votre dossier.

Hadri LawJune 25, 20265 min read

Un contrat de conception-construction (design-build) est une convention unique par laquelle une seule partie, le concepteur-constructeur, assume la responsabilité de concevoir et de construire un projet. Contrairement au modèle traditionnel de conception-soumission-construction (design-bid-build), où le maître de l'ouvrage conclut des contrats séparés avec un concepteur et un entrepreneur, la conception-construction lui offre un seul point de responsabilité pour le résultat final.

Ce point de responsabilité unique est l'idée centrale. Lorsqu'une seule entité détient à la fois les plans et la construction, le maître de l'ouvrage n'a qu'une partie à tenir responsable si un problème survient, plutôt qu'un concepteur et un constructeur qui se renvoient la balle. Pour les maîtres d'ouvrage et les entrepreneurs de l'Ontario, le compromis est réel : la conception-construction peut comprimer les échéanciers et réduire les litiges sur l'origine d'un problème, mais elle transfère le risque de conception à l'entrepreneur et laisse au maître de l'ouvrage moins de contrôle direct sur les détails de la conception. Ce guide explique ce qu'est un contrat de conception-construction, en quoi il diffère de la conception-soumission-construction, les formulaires normalisés canadiens utilisés, la répartition du risque et les pièges juridiques propres aux projets ontariens.

Conception-construction contre conception-soumission-construction

La façon la plus claire de comprendre un contrat de conception-construction est de le comparer au modèle qu'il a remplacé pour de nombreux projets.

Dans la conception-soumission-construction (parfois abrégée DBB), le maître de l'ouvrage mène le projet en trois étapes successives. D'abord, il retient un architecte ou un ingénieur pour produire une conception complète. Ensuite, il met cette conception terminée en appel d'offres et les entrepreneurs soumissionnent pour la construire. Enfin, l'entrepreneur retenu construit ce que le concepteur a dessiné. Le maître de l'ouvrage se trouve au milieu, avec un contrat avec le concepteur et un contrat distinct avec l'entrepreneur.

Dans la conception-construction, le maître de l'ouvrage signe un seul contrat avec un concepteur-constructeur responsable à la fois de la conception et de la construction. Le concepteur-constructeur emploie les concepteurs ou, plus souvent, les retient en vertu d'un contrat de services professionnels distinct. Le maître de l'ouvrage traite avec une seule partie pour l'ensemble de la livraison.

Les différences pratiques découlent de cette structure.

Facteur Conception-soumission-construction Conception-construction
Contrats du maître de l'ouvrage Deux (concepteur et entrepreneur) Un (concepteur-constructeur)
Point de responsabilité Partagé entre concepteur et constructeur Unique
Contrôle de la conception Le maître de l'ouvrage dirige Le concepteur-constructeur détient la conception
Échéancier Séquentiel, conception puis construction Chevauchant, la construction peut commencer avant la fin de la conception
Certitude des prix Prix établi sur une conception complète Souvent établi sur des critères de performance
Avenants Fréquents quand des lacunes de conception apparaissent Moins d'avenants du maître de l'ouvrage, plus de risque pour l'entrepreneur

Aucun modèle n'est automatiquement meilleur. La conception-soumission-construction donne au maître de l'ouvrage un contrôle maximal sur la conception et un prix soumis sur des plans complets, ce qui convient aux projets dont les exigences sont fixes. La conception-construction convient aux maîtres d'ouvrage qui valorisent la rapidité, une seule partie responsable et un résultat fixe plutôt qu'un contrôle pointu de la conception. La réduction des renvois de responsabilité est souvent le facteur décisif : comme le concepteur-constructeur ne peut pas blâmer un concepteur distinct pour une erreur de coordination, bon nombre des litiges classiques entre conception et construction disparaissent.

Les formulaires normalisés canadiens : CCDC 14 et CCDC 15

La plupart des projets de conception-construction au Canada sont documentés à l'aide de formulaires normalisés publiés par le Comité canadien des documents de construction (CCDC). Ces formulaires sont largement utilisés et compris dans le secteur, ce qui constitue un de leurs principaux atouts. Avocats, maîtres d'ouvrage, entrepreneurs, sociétés de cautionnement et assureurs les reconnaissent.

Le formulaire de base est le CCDC 14, le contrat de conception-construction à forfait (Design-Build Stipulated Price Contract). C'est le contrat principal entre le maître de l'ouvrage et le concepteur-constructeur, en vertu duquel ce dernier fournit les services de conception et exécute la construction pour un prix forfaitaire unique et préétabli. Le CCDC 14 énonce les modalités courantes de construction, le rôle des parties et celui d'intervenants comme le certificateur de paiement et le conseiller du maître de l'ouvrage, le cas échéant. Une édition de 2013 a été la norme pendant des années, et le CCDC a publié une édition 2026 qui aligne le formulaire sur des mises à jour d'abord introduites dans le CCDC 2 (2020).

Sous le CCDC 14 se trouve le CCDC 15, le contrat de services de conception entre le concepteur-constructeur et le professionnel (Design Services Contract between Design-Builder and Consultant). C'est la convention par laquelle le concepteur-constructeur retient l'architecte ou l'ingénieur qui réalise la conception. Elle importe aux maîtres d'ouvrage parce qu'elle détermine comment la responsabilité de conception circule entre le concepteur-constructeur et son professionnel.

Le CCDC a aussi élargi la famille des documents de conception-construction pour inclure des contrats de conception-construction progressive, qui permettent au maître de l'ouvrage et au concepteur-constructeur de collaborer sur la conception et le prix dans une première phase avant de fixer un prix final. Le bon formulaire dépend du degré de certitude de la conception au départ et de la façon dont le maître de l'ouvrage veut gérer le prix.

Un formulaire normalisé est un point de départ, non un contrat fini. Maîtres d'ouvrage et entrepreneurs négocient presque toujours des conditions supplémentaires qui modifient le texte normalisé. Ces conditions supplémentaires sont habituellement le lieu de la véritable répartition du risque; elles méritent donc un examen juridique attentif plutôt qu'une signature rapide.

La répartition du risque dans un contrat de conception-construction

La caractéristique déterminante d'un contrat de conception-construction est que le concepteur-constructeur porte le risque de conception. Dans la conception-soumission-construction, si la conception est défaillante, c'est généralement le problème du concepteur et cela peut, par l'entremise du maître de l'ouvrage, fonder une réclamation. Dans la conception-construction, le maître de l'ouvrage remet au concepteur-constructeur un ensemble d'exigences et attend un bâtiment qui les respecte. La façon de rédiger ces exigences change tout.

Spécifications de performance contre spécifications prescriptives. Le maître de l'ouvrage peut décrire ce qu'il veut de deux façons. Une spécification prescriptive indique exactement ce que le concepteur-constructeur doit installer, par exemple un produit nommé ou un assemblage précis. Une spécification de performance énonce le résultat que l'ouvrage fini doit atteindre, par exemple un plancher qui supporte une charge donnée ou une enveloppe qui atteint une cible énergétique donnée, et laisse les moyens au concepteur-constructeur. Plus le maître de l'ouvrage s'appuie sur des spécifications de performance, plus le risque de conception revient au concepteur-constructeur. Plus il dicte des détails prescriptifs, plus il reprend la responsabilité de conception de ces éléments, car le concepteur-constructeur ne fait que suivre les instructions.

C'est le concept le plus important à saisir pour un maître de l'ouvrage. S'il surspécifie, il reprend discrètement le risque de conception qu'il tentait de transférer. S'il sous-spécifie, il risque de ne pas obtenir le bâtiment qu'il voulait vraiment. Bien rédiger les exigences du projet, souvent appelées l'énoncé des exigences du maître de l'ouvrage, est l'endroit où de bons conseils juridiques et techniques rapportent tôt.

Responsabilité professionnelle et assurance. Comme le concepteur-constructeur est désormais responsable de la conception, le projet a besoin d'une assurance responsabilité professionnelle couvrant le travail de conception, habituellement souscrite par le professionnel retenu en vertu du CCDC 15 et parfois aussi par le concepteur-constructeur. Le maître de l'ouvrage devrait confirmer que la responsabilité de conception est assurée et que la couverture survit assez longtemps pour compter, puisque des vices de conception peuvent surgir des années après l'achèvement.

Les clauses clés à négocier

L'essentiel de la négociation dans tout contrat de conception-construction se joue à l'intérieur d'une poignée de clauses. Voici ce que fait chacune.

La portée et l'énoncé des exigences

La clause de portée et les exigences du maître de l'ouvrage qui y sont jointes définissent ce que le concepteur-constructeur doit livrer. L'ambiguïté à cet endroit est la première source de litiges en conception-construction. Si les exigences sont vagues, le concepteur-constructeur concevra selon l'interprétation conforme la moins coûteuse, et le maître de l'ouvrage pourrait être insatisfait du résultat sans base contractuelle pour s'en plaindre.

Le modèle de prix : prix forfaitaire ou prix coûtant majoré

Le CCDC 14 est un contrat à prix forfaitaire, c'est-à-dire que le concepteur-constructeur s'engage sur un prix fixe pour une portée définie. Le maître de l'ouvrage obtient une certitude de prix, et le concepteur-constructeur absorbe le risque de le construire pour ce montant. La principale solution de rechange est le modèle à prix coûtant majoré, où le maître de l'ouvrage paie le coût réel des travaux plus des honoraires, souvent avec un prix maximal garanti (PMG) comme plafond. Le prix coûtant majoré convient aux projets dont la portée n'est pas encore assez arrêtée pour fixer un prix, tandis que le prix forfaitaire convient aux projets aux exigences bien définies. Le choix détermine qui porte le risque de dépassement des coûts.

Les indemnités

Les clauses d'indemnisation décident qui paie lorsqu'un tiers subit un préjudice ou qu'un vice cause une perte. En conception-construction, les indemnités doivent aussi viser précisément les erreurs de conception, puisque ce risque est désormais à l'intérieur du contrat. Le maître de l'ouvrage devrait s'assurer que l'indemnité du concepteur-constructeur couvre les vices de conception et n'est pas discrètement écartée.

Les dommages-intérêts liquidés

Les dommages-intérêts liquidés sont un montant convenu d'avance que le concepteur-constructeur doit payer pour chaque jour de retard au-delà de la date d'achèvement. Ils évitent au maître de l'ouvrage de devoir prouver ses pertes réelles. En droit canadien, une telle clause n'est exécutoire que si le montant constitue une estimation préalable véritable de la perte probable au moment de la conclusion du contrat. Si un tribunal conclut que le chiffre a été fixé comme une menace pour forcer l'exécution plutôt que comme une estimation raisonnable, il peut refuser de l'appliquer à titre de pénalité, ce qui peut laisser le maître de l'ouvrage sans recours fixe pour le retard. Les montants devraient être motivés et documentés, et non choisis au hasard.

Le règlement des différends

Les contrats de conception-construction prévoient habituellement une clause de règlement des différends à paliers : négociation, puis médiation, puis arbitrage ou litige. Sur les projets ontariens, il existe aussi un palier prévu par la loi que le contrat ne peut écarter, abordé ci-dessous.

Les pièges juridiques pour les maîtres d'ouvrage et entrepreneurs ontariens

Un contrat de conception-construction en Ontario n'existe pas en vase clos. La Loi sur la construction de l'Ontario (Construction Act, RSO 1990, c C.30, anciennement la Loi sur le privilège dans l'industrie de la construction) s'y applique comme à tout autre contrat de construction, et plusieurs de ses règles sont obligatoires.

Retenue et privilèges. La Loi sur la construction oblige le maître de l'ouvrage à retenir 10 pour cent de la valeur des travaux à titre de garantie pour ceux qui fournissent des services ou des matériaux. Les entrepreneurs et sous-traitants impayés peuvent enregistrer un privilège de construction, mais seulement dans des délais stricts. Selon les délais modernisés, un privilège doit généralement être conservé dans les 60 jours et perfectionné dans les 90 jours suivants à compter de l'événement déclencheur pertinent. Le non-respect de ces délais peut éteindre le droit au privilège, de sorte que maîtres d'ouvrage et concepteurs-constructeurs doivent les suivre attentivement.

Paiement rapide et arbitrage intérimaire. La Loi sur la construction comporte un régime de paiement rapide obligatoire et un processus d'arbitrage intérimaire administré par l'Ontario Dispute Adjudication for Construction Contracts (ODACC). Ces mécanismes offrent aux entrepreneurs et sous-traitants une voie rapide pour les différends de paiement, à laquelle le contrat ne peut déroger. Des modifications entrées en vigueur le 1er janvier 2026 ont renforcé ces règles, en introduisant une libération annuelle obligatoire de la retenue accumulée et en élargissant les questions pouvant être soumises à l'arbitrage. Tout contrat de conception-construction signé pour un projet ontarien devrait être lu à la lumière de la version courante de la Loi, puisque la loi fait désormais un travail que le contrat ne peut écarter.

Lacunes dans la responsabilité de conception. Le piège le plus fréquent en conception-construction est un écart entre la responsabilité de conception que le maître de l'ouvrage croit avoir transférée et ce que le contrat prévoit réellement. Si les obligations de conception du professionnel en vertu du CCDC 15 sont plus étroites que les obligations du concepteur-constructeur envers le maître de l'ouvrage en vertu du CCDC 14, un écart s'ouvre. Le maître de l'ouvrage devrait confirmer que la chaîne de responsabilité de conception est ininterrompue, du professionnel au concepteur-constructeur jusqu'au maître de l'ouvrage.

Surspécification. Comme on l'a noté, un maître de l'ouvrage qui remplit les exigences de détails prescriptifs peut reprendre involontairement le risque de conception qu'il voulait confier au concepteur-constructeur. Revoir les exigences en gardant ce risque à l'esprit, avant de signer, coûte bien moins cher que de débattre après l'apparition d'un vice.

Questions connexes

Quelle est la différence entre conception-construction et conception-soumission-construction?

Dans la conception-soumission-construction, le maître de l'ouvrage détient deux contrats distincts, un avec un concepteur et un avec un entrepreneur, et la conception est terminée avant la mise en appel d'offres de la construction. Dans la conception-construction, il détient un seul contrat avec une partie responsable de la conception et de la construction, ce qui lui donne un seul point de responsabilité et souvent un échéancier plus rapide et chevauchant.

Qu'est-ce que le CCDC 14?

Le CCDC 14 est le contrat de conception-construction à forfait normalisé du Comité canadien des documents de construction. C'est le contrat principal entre un maître de l'ouvrage et un concepteur-constructeur, en vertu duquel ce dernier fournit les services de conception et exécute la construction pour un prix forfaitaire unique. C'est le formulaire de conception-construction le plus utilisé au Canada.

Qui est responsable des erreurs de conception dans un contrat de conception-construction?

Dans un contrat de conception-construction, le concepteur-constructeur est généralement responsable des erreurs de conception envers le maître de l'ouvrage, parce qu'il détient à la fois la conception et la construction. Le concepteur est habituellement retenu par le concepteur-constructeur en vertu d'une convention distincte, de sorte que la responsabilité de conception circule par le concepteur-constructeur plutôt que directement entre le maître de l'ouvrage et le concepteur.

Un contrat de conception-construction coûte-t-il moins cher que la construction traditionnelle?

Cela dépend du projet. La conception-construction peut réduire les coûts en faisant chevaucher conception et construction, en limitant les avenants et en éliminant les litiges entre concepteurs et constructeurs distincts. Elle ne garantit pas un prix plus bas, et les économies dépendent d'exigences claires et d'un contrat bien rédigé. La certitude du prix, pas seulement le prix, est souvent l'avantage le plus important.

Qu'est-ce qu'un contrat de conception-construction à prix forfaitaire?

Un contrat de conception-construction à prix forfaitaire, comme le CCDC 14, fixe un prix unique pour une portée définie de travaux de conception et de construction. Le maître de l'ouvrage obtient une certitude de prix et le concepteur-constructeur porte le risque d'exécuter les travaux pour ce montant. Il diffère du modèle à prix coûtant majoré, où le maître de l'ouvrage paie les coûts réels plus des honoraires.


Sources et ressources officielles

Lois de l'Ontario citées

  1. Loi sur la construction, RSO 1990, c C.30 (texte intégral)

Ressources sur les formulaires normalisés 2. Comité canadien des documents de construction (CCDC), catalogue des documents 3. CCDC 14, contrat de conception-construction à forfait

Ressources gouvernementales 4. Ontario Dispute Adjudication for Construction Contracts (ODACC) 5. Loi sur la construction : paiement rapide et arbitrage (Ontario)

Ressources utiles 6. Registre des entreprises de l'Ontario


Communiquer avec Hadri Law

Que vous soyez maître d'ouvrage qui planifie une construction ou entrepreneur qui en établit le prix, un contrat de conception-construction décide qui porte le risque de conception, qui paie pour le retard et ce qui arrive lorsque l'ouvrage fini est déficient. Bien établir les exigences, le modèle de prix et les indemnités est bien plus facile avec des conseils avant la signature qu'après un différend. Notre équipe conseille les entreprises de l'Ontario sur les ententes commerciales et contrats de construction et sur les clauses contractuelles essentielles qui décident du partage du risque.

La fondatrice de Hadri Law, Nassira El Hadri (Barreau de l'Ontario, 2021), conseille en matière de transactions commerciales et corporatives, et le cabinet revoit et négocie des contrats pour des entreprises de la grande région de Toronto.

Nous offrons une consultation initiale gratuite et servons nos clients en anglais, français, espagnol et catalan.

  • Téléphone : +1 (437) 974-2374
  • Réservation en ligne : calendly.com/hadrilaw/free-consultation
  • Bureau : First Canadian Place, 100 King Street West, Suite 5700, Toronto, ON

Cet article fournit de l'information générale seulement et ne constitue pas un avis juridique. Le lire ou s'y fier ne crée pas de relation avocat-client avec Hadri Law Professional Corporation.

Partager cet article

Client reviews on Google

5 Star Rating
Georjo Tabucan

Georjo Tabucan

What truly sets Nassira and Hadri Law apart is their genuine commitment to helping people. I had the benefit of experiencing Nassira’s unwavering support with my matter, and it made an enormous difference during a stress…

Stephanie McDonald

Stephanie McDonald

Nassira at Hadri Law has built a strong reputation in Toronto as a business lawyer for corporate, commercial, and M&A transactions. When my clients need help with incorporations, shareholders' agreements, and other busin…

Tricia Armstrong

Tricia Armstrong

Narissa is an exceptional lawyer who brings both professionalism and a genuine commitment to her clients. I reached out to her regarding a situation and she responded with clear, insightful feedback in under 24 hours. He…

Sachi Antkowiak

Sachi Antkowiak

Nassira is nothing short of amazing. From the very first moment I worked with her, I could tell she genuinely cared about me and my goals. She took the time to truly understand not just the legal aspects of my business b…

Rachael McManus

Rachael McManus

Hadri Law was excellent to work with! Nassira was helpful, professional, accommodating and knowledgeable. We engaged the firm to help gather documents for an out-of-country wedding. Would definitely recommend.

Chigozie Agbasi

Chigozie Agbasi

I approached Nassira of Hadri Law via Linkedln in March 2023 on our quest for a corporate legal representative. Hadri Law has never seized to impress us with their on-time approach to documents drafting and review. Most…

Steven Greene

Steven Greene

I hired Nassira to settle a legal dispute for me. Nassira was one of the best lawyers I have ever hired. She was very communicative, making sure I understood the steps we had to take to resolve the issues I had. She was…

Aseemjot Kaur

Aseemjot Kaur

The firm is very professional. It delivers work on time and does it perfectly without saying much. I connected with Nassira on LinkedIn and instantly I realized that this lady can do wonders. I would recommend everyone g…

Au service de l'Ontario et de la région du Grand Toronto

Depuis nos bureaux à First Canadian Place, nous servons les entreprises et entrepreneurs de tout l'Ontario.

Planifiez votre consultation gratuite

Discutez de vos besoins juridiques avec notre équipe expérimentée. Nous offrons des consultations en anglais, français, espagnol et catalan.

First Canadian Place, 100 King Street West, Suite 5700, Toronto, ON, M5X 1C7

Envoyez-nous un message

Vous préférez écrire ? Nous répondrons dans un délai d'un jour ouvrable.