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Avocat en baux commerciaux à Toronto

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Comment ça marche

Trois étapes simples pour travailler avec nos Toronto business lawyers.

1
Première étape

Appel initial

Un de nos spécialistes d'accueil vous appellera pour recueillir vos informations.

2
Deuxième étape

Consultation

Un de nos avocats expérimentés vous rappellera pour expliquer notre proposition et répondre brièvement à vos questions.

3
Troisième étape

Signature du mandat

Une fois le mandat signé, nous nous mettrons au travail pour résoudre vos problèmes.

Signer un bail commercial à Toronto figure parmi les engagements les plus lourds de conséquences qu'une entreprise puisse prendre. Contrairement aux baux résidentiels, le droit ontarien ne prévoit pratiquement aucune protection automatique pour les locataires commerciaux : le bail lui-même constitue le document directeur, et chaque clause que vous acceptez aujourd'hui liera votre entreprise pour cinq, dix ans, ou davantage. Chez Hadri Law, nos avocats en baux commerciaux à Toronto accompagnent les propriétaires d'entreprises et les bailleurs dans la négociation, la rédaction et la révision d'ententes de bail qui protègent leurs intérêts, du terme initial jusqu'à chaque renouvellement.

Appelez au (437) 974-2374 pour une consultation gratuite | Anglais, français, espagnol, catalan


Le paysage des baux commerciaux en Ontario

La Commercial Tenancies Act de l'Ontario (R.S.O. 1990, c. L.7) — la loi sur la location commerciale — établit le cadre juridique de base qui régit les rapports entre bailleurs et locataires commerciaux. Or, cette loi en fait bien moins que la plupart des entrepreneurs ne le supposent. Elle ne plafonne pas les augmentations de loyer, n'impose pas d'obligations d'entretien au bailleur et ne garantit pas au locataire un droit au renouvellement. Ce qu'elle fournit, c'est un ensemble de règles par défaut qui s'appliquent uniquement lorsque le bail demeure silencieux — et un bail bien rédigé écartera la majorité de ces règles.

L'enjeu est considérable sur le marché torontois. Les loyers commerciaux dans certains secteurs de la ville ont connu une hausse marquée au cours des dernières années. Le taux d'inoccupation des bureaux au centre-ville de Toronto s'établissait à environ 13 % à la fin de 2025, en baisse par rapport au sommet d'environ 14,8 % atteint à la mi-2024 — un contexte qui commence à redonner un certain pouvoir de négociation aux bailleurs dans plusieurs segments. Les loyers industriels dans la région du Grand Toronto (GTA) ont également reculé, ce qui ouvre des possibilités aux locataires industriels désireux d'obtenir de meilleures conditions.

Nassira El Hadri, fondatrice et avocate principale de Hadri Law, apporte une perspective peu commune au droit des baux commerciaux. Avant de fonder le cabinet, elle a conseillé des banques et des caisses populaires dans le cadre de transactions de financement commercial — une expérience qui lui a permis de constater, à de nombreuses reprises, comment un bail mal rédigé génère des problèmes en aval pour le financement, la vente d'entreprise et l'évaluation des actifs. Nicholas Dempsey, avocat en droit des sociétés chez Hadri Law, a travaillé sur plus de 90 transactions de vente d'actifs et d'actions, et comprend qu'un bail n'est pas qu'une simple entente de location : il constitue un actif d'entreprise qui peut soit rehausser, soit diminuer considérablement la valeur de la société.


Les types de baux commerciaux en Ontario

Déterminer quel type de bail vous est proposé est le fondement de toute révision ou négociation.

Bail brut (gross lease)

Le bailleur assume la majorité des frais d'exploitation — taxes foncières, assurance du bâtiment, entretien des aires communes — et le locataire paie un loyer de base unique. Le bail brut est plus simple à budgéter, mais s'accompagne généralement d'un loyer de base plus élevé pour compenser les frais pris en charge par le bailleur. Portez une attention particulière aux exclusions dissimulées dans les clauses fines, qui retransferent certains coûts au locataire.

Bail net (simple, double ou triple)

Le bail net se décline en trois formes : bail simple net (loyer de base plus taxes foncières), bail double net (taxes et assurance du bâtiment) et bail triple net — ou NNN — où le locataire paie le loyer de base en plus des trois : taxes foncières, assurance et frais d'exploitation et d'entretien. Les baux triple net sont courants dans le commerce de détail et l'industrie. Ils peuvent sembler attrayants sur papier puisque le loyer de base y est inférieur, mais le coût d'occupation total dépasse fréquemment celui d'un bail brut équivalent.

Avant de signer un bail net, modélisez votre coût annuel total — loyer de base plus frais d'exploitation estimés — sur toute la durée du bail. Un avocat et votre comptable devraient tous deux en valider les chiffres.

Bail à pourcentage

Fréquent dans les centres commerciaux à fort achalandage, le bail à pourcentage ajoute un pourcentage des revenus bruts du locataire au loyer de base, généralement au-delà d'un seuil de ventes défini. Ce type de bail exige une définition rigoureuse de ce qui constitue les « revenus bruts » et des exclusions qui s'appliquent.

Bail brut modifié

Structure hybride où le loyer de base couvre certains frais d'exploitation, mais non la totalité. Les catégories restantes sont partagées entre bailleur et locataire selon entente. Tout se joue dans la rédaction : assurez-vous que chaque catégorie de dépense soit attribuée de manière explicite.


Révision de bail commercial : ce que nos avocats examinent

Toute révision de bail commercial que nous effectuons dépasse la simple confirmation des conditions de base. Nos avocats scrutent les clauses qui engendrent des risques à long terme — celles qu'il est difficile ou coûteux de renégocier une fois la tenance en cours.

Structure du loyer et clauses d'indexation — Le loyer est-il fixé pour toute la durée, ou s'accroît-il annuellement? Les clauses d'indexation peuvent lier les hausses à un pourcentage fixe, à l'indice des prix à la consommation (IPC), ou à la discrétion du bailleur au renouvellement. Une indexation non plafonnée laissée à la seule discrétion du bailleur constitue un signal d'alarme, particulièrement compte tenu de la volatilité récente du marché torontois. Les hausses indexées à l'IPC sont devenues relativement plus favorables aux locataires à mesure que l'inflation a ralenti en 2024-2025.

Frais d'entretien des aires communes (Common Area Maintenance — CAM) — Dans les baux nets et les baux bruts modifiés, les frais de CAM couvrent les dépenses partagées du bâtiment : nettoyage, aménagement paysager, sécurité, et souvent bien d'autres postes. Nous examinons si les définitions de CAM sont suffisamment précises, si les augmentations annuelles sont plafonnées, et si le locataire dispose d'un droit d'audit sur les états des coûts d'exploitation. Les améliorations en immobilisations retiennent une attention particulière : un bailleur qui classe le remplacement d'une toiture comme une dépense d'exploitation transfère de fait une dépense en capital au locataire.

Cautionnements personnels — Lorsqu'une société signe un bail commercial, le bailleur exige souvent des cautionnements personnels des administrateurs ou des actionnaires principaux. Un cautionnement personnel illimité, sans clause d'extinction ni plafond, peut vous exposer personnellement à des années d'obligations de loyer, même après la cessation d'activité de la société. Nous négocions des cautionnements assortis de limites de temps, de plafonds monétaires et d'exceptions pour les circonstances échappant au contrôle du garant.

Droits de cession et de sous-location — En vertu de la Commercial Tenancies Act, les locataires peuvent céder leur bail ou le sous-louer, sauf si le bail l'interdit. En pratique, la majorité des baux commerciaux restreignent la cession et la sous-location sans le consentement du bailleur. Cette restriction devient critique au moment de vendre votre entreprise : un acheteur peut refuser de procéder s'il ne peut pas reprendre le bail. Nous négocions des clauses de consentement réputé, des normes de consentement raisonnable et des mécanismes de transfert nets dans le cadre de toute révision standard.

Usage permis et exclusivité — Une clause d'usage permis trop étroite peut vous empêcher d'élargir votre offre de produits ou de services. Si vous êtes dans un immeuble ou un complexe multilocataires, une clause d'exclusivité — l'engagement du bailleur de ne pas louer un espace voisin à un concurrent direct — peut être essentielle pour les commerces de détail et la restauration.

Options de renouvellement — Une option de renouvellement ne vaut que par ses modalités. Combien de préavis faut-il donner, et avant quelle date? Quel loyer s'applique au renouvellement — le taux du marché, une formule fixe, ou la discrétion du bailleur? Une option ambiguë, exigeant un préavis déraisonnablement hâtif, ou remettant le loyer au taux du marché sans plafond, offrira une protection moindre qu'il n'y paraît.

Droits de résiliation anticipée — Les baux commerciaux ne prévoient pas automatiquement de droits de sortie. Sans clause de résiliation anticipée explicite, vous pouvez devoir l'intégralité du loyer restant, même si la situation de votre entreprise change fondamentalement. Une clause de résiliation anticipée exige généralement six à douze mois de préavis et une pénalité — mais cela reste nettement préférable à des années de loyers non atténués.

Obligations d'entretien et de réparations — La Commercial Tenancies Act ne répartit pas les responsabilités d'entretien; cette allocation relève entièrement du bail. L'ambiguïté sur la responsabilité du système de chauffage-climatisation, des réparations structurelles ou de la plomberie peut engendrer des différends coûteux. Nos avocats veillent à ce que ces responsabilités soient clairement définies avant la signature.

Améliorations locatives — Qui finance l'aménagement? Si le bailleur offre une allocation d'améliorations locatives (Tenant Improvement allowance — TI), à quelles conditions? Qu'advient-il des améliorations à la fin du bail — restent-elles sur place, ou doivent-elles être retirées aux frais du locataire? Les obligations de retrait visant des installations fixes ou des améliorations spécialisées peuvent représenter des sommes considérables.

Appelez au (437) 974-2374 pour discuter de votre bail avant de le signer.


Négociation de bail commercial à Toronto

La plupart des bailleurs qualifient leur bail de « standard ». Il ne l'est pas. La majorité des dispositions des baux commerciaux en Ontario sont négociables — y compris des modalités que de nombreux locataires présument figées.

Une négociation efficace commence dès la lettre d'intention (Letter of Intent — LOI), avant même la rédaction du bail formel. Les principales modalités économiques — loyer de base, durée, options de renouvellement, allocation d'améliorations locatives et période sans loyer durant l'aménagement — devraient être verrouillées dès la LOI. Une fois ces modalités convenues en principe, il devient difficile de les modifier lors de la rédaction du bail formel. Nous recommandons la révision juridique de la LOI, et non pas seulement du document final.

Pour les locataires, nos cibles de négociation incluent notamment :

  • Une période sans loyer pendant l'aménagement ou durant les premiers mois de la tenance
  • Une allocation d'améliorations locatives de la part du bailleur — et les conditions de son versement
  • Un plafond sur les frais de CAM — une hausse annuelle maximale, généralement de 3 à 5 %, assortie de droits d'audit
  • Des droits de cession structurés pour permettre une future vente d'entreprise sans que le consentement du bailleur ne puisse être refusé de manière déraisonnable
  • Des limites au cautionnement personnel — clause d'extinction, plafond monétaire, ou exclusion de responsabilité pour les circonstances hors de votre contrôle
  • Un droit de résiliation anticipée défini, assorti d'une formule de pénalité claire plutôt qu'une responsabilité ouverte
  • Une formule de loyer au renouvellement — augmentation fixe, taux indexé à l'IPC, ou taux du marché plafonné

Pour les bailleurs, nous rédigeons et négocions des baux qui protègent l'investissement du propriétaire : restrictions d'usage clairement définies, recours du bailleur en cas de défaut, droits de saisie-gagerie, dispositions sur les certificats de non-dérogation (estoppel certificate), cadre de consentement à la sous-location et protocoles de cession de bail alignés sur les exigences du financement immobilier.

L'expérience de Nassira auprès des institutions prêteuses lui permet de comprendre ce que les prêteurs exigent dans les baux commerciaux lorsqu'un propriétaire finance un actif loué — une perspective qui aide nos clients bailleurs à structurer des baux à la fois commercialement solides et compatibles avec le financement.


Rédaction de baux commerciaux pour les bailleurs et les propriétaires

Les propriétaires qui louent des espaces commerciaux à Toronto et dans la GTA ont besoin d'une documentation précise, exécutoire et alignée sur les réalités de la gestion immobilière et du financement. Un bail mal rédigé crée de l'ambiguïté, qui tranche souvent en faveur du locataire en cas de litige.

Nos services de rédaction de baux commerciaux englobent : les ententes de bail complètes pour les immeubles de commerce de détail, de bureaux, industriels et à usages mixtes; les sous-locations et cessions; les modifications et prorogations de bail; les certificats de non-dérogation; la documentation de consentement du bailleur; ainsi que les ententes de remise de bail.

Pour les bailleurs multilocataires, nous accordons une attention particulière à la spécificité des clauses d'usage — un libellé vague crée des différends récurrents sur ce que le locataire peut faire dans les lieux — et à la cohérence entre les documents de bail, afin que le portefeuille de baux de l'immeuble n'expose pas le propriétaire à des obligations contradictoires. Les clauses de saisie-gagerie (distress) méritent un soin particulier : en vertu de la Commercial Tenancies Act, un bailleur peut saisir et vendre les biens du locataire pour loyer impayé, ou changer les serrures à compter du 16e jour suivant la date d'échéance du loyer — mais non les deux. Les dispositions de saisie-gagerie de la loi doivent être reflétées fidèlement dans le bail, et nos avocats veillent à ce que ce soit le cas.


Le cadre légal des baux commerciaux en Ontario

Commercial Tenancies Act, R.S.O. 1990, c. L.7

Principale loi ontarienne en matière de location commerciale. Elle établit les règles par défaut de la relation bailleur-locataire — y compris les procédures de saisie-gagerie, de cession et de résiliation — mais les baux signés l'emportent généralement sur ses dispositions. La loi prévoit beaucoup moins de protections automatiques pour les locataires que la Residential Tenancies Act : aucun contrôle des loyers, aucune obligation d'entretien imposée au bailleur, et aucun droit automatique au renouvellement. Source : ontario.ca/laws/statute/90l07

Droit des contrats (common law)

Les baux commerciaux sont des contrats. Les principes classiques du droit des contrats s'appliquent : offre, acceptation, contrepartie, ainsi que les recours en cas de violation, de répudiation ou d'exécution en nature. Des recours fondés sur la fausse déclaration peuvent naître lorsqu'un bailleur ou son agent a fait des représentations importantes durant la négociation qui ne figurent pas dans le bail final.

OBCA (Ontario Business Corporations Act) — Loi sur les sociétés par actions de l'Ontario — et cautionnements personnels

Lorsqu'une société conclut un bail, c'est la société — et non les actionnaires principaux — qui est légalement liée, à moins qu'un cautionnement personnel ne soit donné. Les bailleurs exigent systématiquement des cautionnements, précisément parce qu'une société peut être dissoute. En vertu de l'OBCA, la constitution en société offre une protection de responsabilité limitée qu'un cautionnement personnel vient contractuellement retirer. Négocier la portée de ce cautionnement figure parmi les interventions les plus importantes qu'un avocat en baux commerciaux accomplit pour un propriétaire d'entreprise incorporée.

BIA (Bankruptcy and Insolvency Act) — Loi sur la faillite et l'insolvabilité — et LACC

En matière d'insolvabilité, les baux commerciaux sont traités comme des contrats en cours d'exécution. Sous la Bankruptcy and Insolvency Act, le débiteur ou le syndic peut donner avis de résiliation d'un bail; sous la Companies' Creditors Arrangement Act (LACC), un contrôleur peut faciliter la restructuration des baux dans le cadre du processus. Les bailleurs devraient comprendre ces dispositions au moment d'évaluer la solvabilité des locataires éventuels; les locataires en difficulté financière devraient en saisir les options avant de faire défaut.

Règlement de zonage de Toronto

La clause d'usage permis d'un bail ne revêt de sens que si l'usage spécifié est effectivement autorisé à l'emplacement concerné en vertu du Toronto Zoning By-law 569-2013. Vérifier la conformité au zonage avant de signer demeure essentiel. Un bail qui autorise un usage prohibé par le règlement de zonage crée un conflit juridique coûteux à résoudre — et c'est le locataire qui assume le risque d'exploiter en infraction au règlement municipal.


Au service des locataires et bailleurs commerciaux de Toronto et de la GTA

Notre cabinet est situé au First Canadian Place, 100 King Street West, dans le quartier financier de Toronto — l'une des adresses commerciales les plus reconnues au Canada. Nous accompagnons les entreprises qui négocient des baux à travers la GTA : centre-ville de Toronto, Midtown, North York, Mississauga, Oakville, Burlington, Hamilton, Vaughan et Markham.

Pour les entreprises internationales qui s'implantent au Canada — qu'il s'agisse de sociétés européennes pénétrant le marché nord-américain ou d'entreprises latino-américaines cherchant une base à Toronto — notre capacité à mener l'ensemble du processus de révision et de négociation de bail commercial en anglais, français, espagnol et catalan élimine les frictions de communication qui peuvent ralentir les transactions et obscurcir des modalités importantes. C'est l'une des raisons pour lesquelles la signature secondaire de Hadri Law est : Votre pont vers les marchés nord-américain, européen et africain.


Questions fréquentes sur les baux commerciaux en Ontario

Ai-je besoin d'un avocat pour signer un bail commercial en Ontario?

Il n'existe aucune obligation légale à cet égard, mais pour tout bail de plus de trois ans ou de plus de 5 000 $ par mois, une révision juridique est fortement recommandée. L'Ontario n'offre ni contrôle des loyers ni droit automatique au renouvellement pour les locataires commerciaux — c'est le bail qui gouverne. Une révision coûte habituellement entre 400 $ et 3 000 $ selon la complexité, une somme modeste au regard d'un engagement pluriannuel.

Quelle est la durée habituelle d'un bail commercial en Ontario?

Les baux commerciaux en Ontario ont généralement une durée de trois à cinq ans avec options de renouvellement, bien que les baux de détail ou de locataire-phare puissent s'étendre de cinq à dix ans. Les durées courtes offrent plus de flexibilité, mais s'accompagnent souvent de loyers de base plus élevés. Les durées plus longues permettent de verrouiller des taux avantageux, mais exigent une négociation minutieuse des clauses de résiliation anticipée et de renouvellement afin de préserver des options de sortie.

Un bailleur peut-il augmenter le loyer pendant un bail commercial en Ontario?

Pas durant un bail à terme fixe, sauf si le bail le permet expressément. Au renouvellement, toutefois, aucun contrôle des loyers ne s'applique aux immeubles commerciaux en Ontario — les bailleurs peuvent fixer n'importe quel loyer. Négocier une formule fixe ou un plafond au renouvellement protège les locataires contre les redressements au taux du marché sans contrainte à la fin de chaque terme.

Qu'est-ce qu'un bail triple net (NNN)?

Dans un bail triple net, le locataire paie le loyer de base plus les trois principales catégories de frais d'exploitation : taxes foncières, assurance du bâtiment et frais d'entretien. Le loyer de base est généralement inférieur, mais le coût d'occupation total peut dépasser celui d'un bail brut équivalent. Avant de comparer des offres, les locataires devraient modéliser le coût annuel complet — loyer de base et frais d'exploitation estimés.

Que sont les frais de CAM et peuvent-ils être négociés?

Les frais d'entretien des aires communes (Common Area Maintenance) couvrent les dépenses partagées de l'immeuble — nettoyage, aménagement paysager, sécurité, honoraires de gestion. Ils sont presque toujours négociables. Le locataire devrait insister sur un plafond annuel d'augmentation (généralement 3 à 5 %), l'exclusion des dépenses en immobilisations du pool CAM, et un droit d'audit sur les états de coûts d'exploitation du bailleur.

Qu'arrive-t-il à mon bail commercial si je vends mon entreprise?

La majorité des baux commerciaux restreignent la cession à un acheteur sans le consentement du bailleur. Des restrictions strictes peuvent bloquer ou compliquer la vente d'entreprise. Négocier des clauses de consentement réputé et les conditions de libération des cautionnements personnels lors de la cession est bien plus simple au moment de la signature initiale qu'au moment de la vente.

Un bailleur commercial peut-il changer les serrures en Ontario?

En vertu de la Commercial Tenancies Act, le bailleur peut changer les serrures à compter du 16e jour suivant l'échéance du loyer impayé — ou saisir et vendre les biens du locataire (saisie-gagerie) — mais non les deux. Si le bailleur verrouille illégalement un locataire ou exerce la saisie-gagerie de manière inappropriée, le locataire peut disposer de recours, y compris une injonction judiciaire.

Une lettre d'intention pour un bail commercial est-elle juridiquement contraignante?

Cela dépend de sa rédaction. Une lettre d'intention (LOI) ou une entente de location peut être contraignante en tout ou en partie selon son libellé. Une LOI qui verrouille des modalités économiques clés — loyer, durée, allocation TI — peut créer des obligations exécutoires avant même la signature du bail formel. La révision juridique de la LOI, et non seulement du bail final, est fortement recommandée.


Sources et ressources officielles

Lois ontariennes citées

  1. Commercial Tenancies Act, R.S.O. 1990, c. L.7 — Principale loi régissant les rapports entre bailleurs et locataires commerciaux en Ontario
  2. Louer un local commercial en Ontario — Gouvernement de l'Ontario — Résumé officiel des dispositions de la Commercial Tenancies Act, incluant saisie-gagerie, changements de serrures et règles de loyer

Lois fédérales citées 3. Bankruptcy and Insolvency Act, L.R.C. 1985, c. B-3 — Loi fédérale en matière d'insolvabilité régissant le traitement des baux commerciaux lors des procédures de faillite

Règlement municipal 4. Ville de Toronto, Règlement de zonage 569-2013 — Règlement de zonage complet régissant les usages permis pour les propriétés commerciales torontoises

Ressources utiles— Service officiel de référence du Barreau de l'Ontario 6. CanLII — Institut canadien d'information juridique — Accès gratuit à la jurisprudence et à la législation canadiennes


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Que vous révisiez votre premier bail commercial, renouveliez une tenance de longue date ou rédigiez des ententes pour votre propriété d'investissement, Hadri Law offre l'expérience et l'attention ciblée dont les propriétaires d'entreprises et les bailleurs torontois ont besoin. Nos avocats servent les clients de l'ensemble de la GTA en anglais, français, espagnol et catalan — ce qui nous positionne particulièrement bien pour les entreprises internationales qui établissent une présence canadienne.

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