Exploiter une activité sans permis de recruteur en Ontario contrevient à la Loi de 2000 sur les normes d'emploi (Employment Standards Act, 2000 — ESA). Le ministère du Travail peut imposer des amendes de 15 000 $ (première infraction), 25 000 $ (deuxième) ou 50 000 $ (troisième) sur une période de trois ans. Les infractions répétées ou graves peuvent entraîner des poursuites, des amendes allant jusqu'à 500 000 $ pour les sociétés et la révocation du permis.
Depuis le 1er juillet 2024, tout recruteur et toute agence de placement temporaire (THA — temporary help agency) qui exerce des activités en Ontario — y compris les entreprises établies hors province qui desservent des clients ontariens — doit détenir un permis valide en vertu de la Partie XVIII.2 de la Loi de 2000 sur les normes d'emploi (ESA). Il ne s'agit pas d'un régime de conformité volontaire. Le ministère du Travail, de l'Immigration, de la Formation et du Développement des compétences dispose du pouvoir d'application, et les opérateurs sans permis constituent une priorité de conformité déclarée.
Chez Hadri Law, nous conseillons les recruteurs, les agences de placement et les employeurs sur la conformité au droit du travail ontarien, y compris le cadre de délivrance de permis pour les recruteurs et les THA. Ce billet expose l'ensemble des conséquences liées à l'exploitation sans permis : les sanctions administratives, la voie d'escalade vers les poursuites, les sanctions aggravées lorsque des travailleurs étrangers sont en cause, ce qui se produit si votre demande de permis est refusée ou si votre permis est révoqué, et comment aborder le processus d'appel devant la Commission des relations de travail de l'Ontario (OLRB — Ontario Labour Relations Board).
Qui doit détenir un permis de recruteur en Ontario?
La définition de « recruteur » en droit ontarien est plus large que ce à quoi s'attendent de nombreux propriétaires d'entreprise. En vertu de l'ESA et de la Loi de 2009 sur la protection des étrangers dans le cadre de l'emploi (EPFNA — Employment Protection for Foreign Nationals Act, 2009), une personne agit à titre de recruteur si elle trouve ou tente de trouver un emploi pour un individu, trouve ou tente de trouver un individu pour un employeur, ou dirige un individu vers une personne qui exerce l'une ou l'autre de ces fonctions. Cette définition englobe les agences de placement, les chasseurs de têtes indépendants, les cabinets de conseil en RH et même les entreprises qui dirigent régulièrement des candidats vers d'autres recruteurs.
Les permis sont délivrés par le directeur des normes d'emploi et sont valides pour deux ans à compter de la date de délivrance ou de renouvellement (pour les demandes déposées à compter du 1er janvier 2026). Les frais de demande sont de 1 500 $, et la plupart des demandeurs doivent fournir une sûreté de 25 000 $ — soit une lettre de crédit irrévocable d'une banque d'annexe I, II ou III, soit un cautionnement d'une compagnie d'assurance agréée. Les recruteurs qui ne placent pas de travailleurs étrangers, ou qui ne placent des travailleurs étrangers que dans des postes dont le taux horaire égale ou dépasse le salaire horaire médian de l'Ontario, peuvent être exemptés de l'exigence de sûreté, mais le permis lui-même demeure obligatoire.
Le ministère tient un registre public à l'adresse tha.labour.gov.on.ca, où toute personne peut vérifier si un recruteur ou une THA détient actuellement un permis.
Sanctions liées au permis de recruteur en Ontario : la première ligne d'application
Lorsque le ministère découvre qu'un recruteur ou une THA exerce ses activités sans permis de recruteur en Ontario, le premier outil d'application est la pénalité administrative pécuniaire (PAP). Ces pénalités sont conçues pour croître avec la non-conformité répétée :
| Infraction | Sanction |
|---|---|
| Première | 15 000 $ |
| Deuxième (dans un délai de 3 ans) | 25 000 $ |
| Troisième ou plus (dans un délai de 3 ans) | 50 000 $ |
Ces amendes ne visent pas uniquement l'opérateur sans permis. Le même barème s'applique aux employeurs et aux clients qui, sciemment, retiennent les services d'un recruteur ou d'une THA non autorisés. Le mot clé est « sciemment » — c'est pourquoi le registre public du ministère est important. Un employeur qui omet de vérifier le statut du permis d'un recruteur avant de retenir ses services ne pourra pas facilement invoquer l'ignorance si une mesure d'application s'ensuit.
Le même barème d'amendes s'applique également à quiconque fournit des renseignements faux ou trompeurs dans une demande de permis. Cela comprend les fausses déclarations concernant l'historique de conformité, le casier judiciaire ou la sûreté financière d'un demandeur.
Enfin, le fait de ne pas maintenir le dépôt de sûreté de 25 000 $ exigé constitue un motif distinct de révocation de permis — et non une simple pénalité. Un permis qui devient caduc en raison du non-respect de l'exigence de sûreté signifie que l'agence exerce ses activités sans permis, ce qui ramène aux PAP décrites ci-dessus.
Poursuites en vertu de l'ESA : lorsque les sanctions administratives ne suffisent plus
Les pénalités administratives pécuniaires constituent une première réponse, non un plafond. Pour les infractions graves ou répétées au permis de recruteur sous l'ESA, le ministère peut recourir à des poursuites en vertu de la Partie XXV de l'ESA. Il s'agit d'une voie d'application distincte, et les conséquences sont nettement plus sévères.
Sur déclaration de culpabilité, les particuliers — y compris les propriétaires d'entreprise et les exploitants — s'exposent à des amendes pouvant atteindre 100 000 $ et/ou à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 12 mois. (Le montant maximal applicable aux particuliers est passé de 50 000 $ à 100 000 $ le 28 octobre 2024, en vertu de la Working for Workers Five Act, 2024.) Les sociétés s'exposent à des amendes progressives selon le nombre de condamnations :
- Première condamnation : jusqu'à 100 000 $
- Deuxième condamnation : jusqu'à 250 000 $
- Troisième condamnation ou plus : jusqu'à 500 000 $
Un élément important du régime d'application de l'ESA est la responsabilité des administrateurs et dirigeants. Les dirigeants et administrateurs d'une société qui autorisent, permettent ou tolèrent une infraction sont personnellement coupables de la même infraction et s'exposent aux mêmes amendes maximales et peines d'emprisonnement que les particuliers. Il s'agit d'une disposition à renversement de fardeau : c'est au dirigeant ou à l'administrateur — et non à la Couronne — qu'il incombe de démontrer, selon la prépondérance des probabilités, qu'il n'a pas autorisé, permis ou toléré l'infraction. Il devient alors très difficile pour les cadres supérieurs de se dissocier des manquements à la conformité au sein de leur organisation.
Les poursuites doivent être intentées dans les deux ans suivant la date de l'infraction. Les tribunaux peuvent également rendre des ordonnances de conformité dans le cadre d'une déclaration de culpabilité. Le non-respect d'une ordonnance de conformité rendue par un tribunal entraîne des amendes supplémentaires par jour : 2 000 $ par jour pour les particuliers et 4 000 $ par jour pour les sociétés.
Sanctions sous l'EPFNA : un régime distinct et plus sévère pour le recrutement de travailleurs étrangers
Si le travail d'un recruteur implique des travailleurs étrangers, un second ensemble de sanctions — considérablement plus lourdes — s'applique parallèlement au cadre de l'ESA. La Loi de 2009 sur la protection des étrangers dans le cadre de l'emploi (EPFNA) a été adoptée précisément pour protéger les travailleurs migrants contre l'exploitation, et ses sanctions reflètent le sérieux de ce mandat.
Les sanctions les plus sévères de l'EPFNA s'appliquent aux infractions aux paragraphes 9(1) et 9(2), qui interdisent aux employeurs et aux recruteurs de prendre ou de conserver tout bien qu'un travailleur étranger a le droit de posséder — les passeports, les permis de travail et autres documents d'identité étant les exemples les plus courants (EPFNA art. 9(3)). Ces sanctions, prévues par le Règl. de l'Ont. 47/10 (modifié le 27 décembre 2023), sont les suivantes :
- Première infraction : 100 000 $
- Deuxième infraction (dans un délai de 3 ans) : 150 000 $
- Troisième infraction ou plus (dans un délai de 3 ans) : 200 000 $
Ces montants sont multipliés par le nombre de travailleurs étrangers touchés. Un recruteur qui retient les documents de cinq travailleurs lors d'un seul incident pourrait faire face à 500 000 $ de sanctions pour une première infraction seulement.
D'autres infractions à l'EPFNA — comme le fait d'exiger des frais illégaux auprès de travailleurs étrangers ou de ne pas respecter les exigences de divulgation — entraînent des montants par infraction moindres, mais suivent la même structure d'escalade par personne.
Il est essentiel de comprendre que les sanctions de l'EPFNA et les poursuites en vertu de l'ESA constituent des voies d'application distinctes. Les deux peuvent s'appliquer à la même conduite sous-jacente. Un recruteur qui exerce sans permis tout en manipulant de façon inappropriée les documents d'un travailleur étranger ne s'expose pas à un seul ensemble de conséquences — il s'expose aux deux.
Au-delà des amendes : les conséquences opérationnelles et sur la réputation
Toutes les conséquences de l'application ne prennent pas la forme d'amendes. Plusieurs des issues les plus dommageables sont d'ordre opérationnel.
Divulgation publique. Le ministère publie des renseignements sur les mesures d'application, y compris les infractions aux exigences de permis, sur son site Web. Puisque les clients et les employeurs consultent régulièrement le registre public avant de retenir les services d'un recruteur, la mention publique d'un problème de conformité peut détruire des relations d'affaires et dissuader des clients potentiels avant même qu'ils n'établissent un premier contact.
Ordonnances de conformité. Le directeur peut rendre des ordonnances exigeant qu'un recruteur ou une THA remédie à des infractions précises. Ces ordonnances sont assorties d'échéances. Le non-respect déclenche d'autres mesures d'application, y compris des pénalités pécuniaires croissantes.
Suspension du permis. Le directeur peut suspendre un permis pendant une enquête ou à titre de mesure d'application. Un titulaire de permis suspendu peut poursuivre ses activités pendant 30 jours suivant la signification de l'avis de suspension — mais uniquement dans le cadre d'un appel. Il n'existe aucun droit illimité de poursuivre les activités pendant la suspension.
Révocation du permis. Il s'agit de l'issue non pénale la plus sévère. Une THA dont le permis est révoqué doit remettre un avis écrit de la révocation à chacun de ses clients et à chaque employé affecté dans un délai de 30 jours. Les relations clients en cours sont perturbées immédiatement. Les placements prévus ne peuvent pas se concrétiser. L'entreprise est, en pratique, dans l'impossibilité de fonctionner.
Pour les agences de placement ayant de multiples relations clients en cours et des travailleurs placés, la perturbation opérationnelle découlant même d'une suspension ou d'une révocation temporaire peut coûter plus cher en pratique que les sanctions pécuniaires elles-mêmes.
Lorsqu'un permis de recruteur est refusé ou révoqué : comprendre les motifs
Même les exploitants qui présentent une demande de permis de recruteur en Ontario de bonne foi peuvent se heurter à un refus. Et les titulaires de permis en règle peuvent faire face à une révocation même après des années d'exploitation conforme. Comprendre les motifs de ces décisions est la première étape pour y répondre efficacement.
Refus obligatoire
Le directeur des normes d'emploi doit refuser de délivrer ou de renouveler un permis dans les cas suivants :
- Le demandeur ne s'est pas conformé à une ordonnance rendue en vertu de l'ESA ou de l'EPFNA
- Le demandeur a été déclaré coupable d'une infraction de traite ou de passage de personnes et n'a pas obtenu de suspension de casier
- Le demandeur a contrevenu aux dispositions de l'EPFNA concernant les passeports ou les permis de travail
- Le demandeur n'est pas inscrit auprès de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (WSIB) ou a des primes impayées en souffrance auprès de la WSIB
- Le demandeur n'est pas en règle au regard de ses obligations fiscales en Ontario
- Le demandeur a exigé des frais illégaux auprès de travailleurs étrangers
Refus discrétionnaire
Le directeur peut refuser lorsque :
- La conduite passée ou présente du demandeur — ou de l'un de ses dirigeants, administrateurs ou représentants — laisse croire que le demandeur n'exercera pas ses activités avec honnêteté, intégrité et conformément à la loi
- Le demandeur a fourni des renseignements faux ou trompeurs dans sa demande de permis ou de renouvellement
La fenêtre de correction de 60 jours
Sauf dans les cas impliquant des condamnations pénales pour traite ou passage de personnes, le directeur doit signifier au demandeur ou au titulaire un avis écrit avant de refuser ou de révoquer un permis. Le destinataire dispose de 60 jours pour démontrer sa conformité. Cette fenêtre est déterminante : c'est l'occasion de remédier à la lacune de conformité et d'éviter entièrement le refus ou la révocation. Consulter un avocat immédiatement à la réception d'un tel avis est important — le délai de 60 jours commence à courir dès la date de signification.
Faire appel d'un refus de permis de recruteur en Ontario : la procédure devant l'OLRB
Un refus, une révocation ou une suspension prononcés par le directeur des normes d'emploi ne constituent pas le dernier mot. Tout demandeur ou titulaire concerné a le droit de demander une révision par la Commission des relations de travail de l'Ontario (OLRB — Ontario Labour Relations Board).
Comment déposer une demande
Une demande de révision doit être déposée auprès de l'OLRB dans les 30 jours suivant la signification de l'avis de refus, de révocation ou de suspension. Ce délai est strict. Son non-respect entraîne la perte du droit à une révision par l'OLRB.
Le droit de poursuivre ses activités
L'une des caractéristiques les plus importantes, en pratique, de la procédure d'appel devant l'OLRB est qu'une THA ou un recruteur dont le permis a été révoqué ou suspendu peut poursuivre ses activités pendant la procédure de révision — à moins que l'OLRB n'en ordonne expressément autrement. Le moment du dépôt et la qualité de la demande à l'OLRB deviennent donc déterminants : une demande bien préparée est moins susceptible d'inciter la Commission à ordonner l'arrêt des activités en attendant la révision.
Les pouvoirs de l'OLRB
L'OLRB dispose de pouvoirs étendus dans ces instances. Elle peut :
- Maintenir la décision du directeur
- Modifier la décision (par exemple, substituer une suspension à une révocation ou imposer des conditions)
- Annuler la décision entièrement
- Délivrer, renouveler ou rétablir un permis
La décision de l'OLRB est définitive et exécutoire. Aucun autre droit d'appel n'existe. Le seul recours contre une décision de l'OLRB est le contrôle judiciaire devant la Cour supérieure de justice, Cour divisionnaire — une voie plus limitée et plus exigeante sur le plan procédural.
La valeur d'une représentation juridique
Les procédures devant l'OLRB sont de nature quasi-judiciaire. Le dossier probatoire et les arguments juridiques présentés dans la demande initiale peuvent déterminer l'issue. Un avocat peut aider à repérer les erreurs procédurales dans la décision du directeur, à rassembler la documentation requise pour répondre aux motifs de refus ou de révocation, à structurer efficacement les arguments factuels et juridiques, à évaluer l'opportunité de demander un sursis de la décision du directeur et à comparaître lors des audiences de l'OLRB.
Pour les recruteurs et les THA dont les activités dépendent de la détention d'un permis valide, l'appel devant l'OLRB n'est pas une démarche à entreprendre sans conseils qualifiés.
Le rôle d'un conseil juridique
Qu'un recruteur ou une THA se trouve face à des questions de conformité proactives ou à une mesure d'application du ministère, un conseil juridique joue un rôle distinct à chaque étape.
Avant qu'un problème ne survienne : un avocat peut examiner si vos activités déclenchent l'exigence de permis (la définition de « recruteur » est suffisamment large pour viser de nombreuses entreprises qui ne se considèrent pas comme des agences de placement), aider à structurer la demande de permis pour répondre correctement aux exigences de divulgation, conseiller sur les exigences de sûreté et de cautionnement et la façon d'y satisfaire, et mettre en place des systèmes de conformité pour surveiller les échéances de renouvellement et les obligations continues.
À la réception d'un avis : si vous recevez un avis de refus ou un avis d'intention de révocation, la fenêtre de 60 jours pour démontrer votre conformité commence immédiatement. Un conseil juridique peut rapidement évaluer le motif invoqué par le directeur, déterminer la documentation ou les mesures correctives requises et communiquer efficacement avec le ministère avant l'expiration du délai.
Pendant un appel devant l'OLRB : si le refus ou la révocation se concrétise, un conseil juridique peut préparer et déposer la demande auprès de l'OLRB dans le délai de 30 jours, bâtir le dossier probatoire le plus solide et vous représenter à l'audience. Le droit de poursuivre les activités pendant la révision confère à un appel déposé rapidement et bien préparé une valeur opérationnelle réelle.
Après un manquement à la conformité : si votre entreprise a déjà exercé ses activités sans permis, un avocat peut vous aider à gérer l'enquête du ministère, à répondre aux ordonnances de conformité et à travailler à réduire l'exposition aux sanctions — y compris en faisant valoir les facteurs atténuants susceptibles de réduire le niveau des amendes imposées.
Foire aux questions
Quelle est la sanction pour exploitation sans permis de recruteur en Ontario?
La pénalité administrative pécuniaire pour une première infraction est de 15 000 $, de 25 000 $ pour une deuxième infraction dans un délai de trois ans et de 50 000 $ pour une troisième. Ces montants sont distincts et s'ajoutent aux sanctions pénales, qui peuvent atteindre 100 000 $ pour les particuliers et 500 000 $ pour les sociétés sur déclaration de culpabilité répétée.
Dois-je détenir un permis pour agir à titre de recruteur en Ontario?
Oui, si vous trouvez ou tentez de trouver un emploi pour des individus, si vous trouvez des candidats pour des employeurs ou si vous dirigez des individus vers des recruteurs, vous devez détenir un permis en vertu de l'ESA de l'Ontario. L'exigence s'applique aux entreprises établies hors Ontario si elles desservent des clients ou des employeurs ontariens.
Que se passe-t-il si ma demande de permis de recruteur est refusée?
Vous recevrez un avis écrit du directeur précisant les motifs du refus. Vous disposez de 60 jours pour démontrer votre conformité (dans la plupart des cas). Si le refus se concrétise, vous pouvez déposer une demande de révision auprès de l'OLRB dans les 30 jours suivant la réception de l'avis de refus.
Puis-je faire appel d'un refus de permis de recruteur en Ontario?
Oui. Les appels sont portés devant la Commission des relations de travail de l'Ontario (OLRB), qui peut maintenir, modifier ou annuler la décision du directeur et délivrer ou rétablir un permis. La demande doit être déposée dans les 30 jours suivant la signification de l'avis de refus, de révocation ou de suspension.
Un employeur peut-il être sanctionné pour avoir retenu les services d'un recruteur non autorisé en Ontario?
Oui. Les employeurs et les clients qui, sciemment, retiennent les services d'une THA ou d'un recruteur non autorisés s'exposent au même barème de pénalités administratives que les opérateurs sans permis : 15 000 $ (première infraction), 25 000 $ (deuxième) et 50 000 $ (troisième dans un délai de trois ans).
Quels sont les motifs de révocation d'un permis de recruteur en Ontario?
Les motifs obligatoires comprennent le non-respect des ordonnances rendues en vertu de l'ESA ou de l'EPFNA, certaines condamnations pénales, la non-inscription auprès de la WSIB, la non-conformité fiscale et le fait d'exiger des frais illégaux auprès de travailleurs étrangers. Les motifs discrétionnaires comprennent une conduite passée indiquant que le titulaire n'exercera pas ses activités avec honnêteté et intégrité, et le fait d'avoir fourni des renseignements faux dans une demande.
Quelle est la durée de validité d'un permis de recruteur en Ontario?
Les permis délivrés ou renouvelés à compter du 1er janvier 2026 sont valides pour deux ans à compter de la date de délivrance ou de renouvellement. Les frais de demande et de renouvellement sont de 1 500 $.
Comment vérifier si un recruteur ou une THA détient un permis en Ontario?
Le ministère du Travail tient un registre public à l'adresse tha.labour.gov.on.ca, où vous pouvez vérifier le statut actuel d'un permis et toute condition qui y est rattachée.
Qu'est-ce que l'EPFNA et en quoi concerne-t-elle les recruteurs?
La Loi de 2009 sur la protection des étrangers dans le cadre de l'emploi (EPFNA — Employment Protection for Foreign Nationals Act, 2009) prévoit des protections additionnelles pour les travailleurs migrants, au-delà de l'ESA. Elle interdit aux recruteurs d'exiger des frais auprès de travailleurs étrangers, de retenir leurs passeports ou permis de travail, et certaines autres conduites. Les sanctions de l'EPFNA sont distinctes de celles de l'ESA et peuvent atteindre 200 000 $ par infraction, multipliées par le nombre de travailleurs touchés.
Puis-je poursuivre mes activités pendant que mon appel devant l'OLRB est en instance?
Oui. Une THA ou un recruteur dont le permis a été révoqué ou suspendu peut poursuivre ses activités pendant la procédure de révision devant l'OLRB, à moins que l'OLRB n'en ordonne expressément autrement. Il est donc important de déposer la demande auprès de l'OLRB rapidement et de présenter des arguments solides contre un arrêt des activités.
Sources et ressources officielles
Lois et règlements de l'Ontario cités
- Loi de 2000 sur les normes d'emploi — Partie XVIII.2 : Délivrance de permis aux agences de placement temporaire et aux recruteurs
- Loi de 2000 sur les normes d'emploi — Partie XXV : Infractions et poursuites
- Loi de 2009 sur la protection des étrangers dans le cadre de l'emploi (EPFNA) — texte complet
- EPFNA — Article 9 : Interdictions relatives à la prise ou à la conservation de biens
- Règlement de l'Ontario 47/10 — Sanctions EPFNA et Règlement 348/15
- Règlement de l'Ontario 99/23 — Délivrance de permis : agences de placement temporaire et recruteurs
Ressources officielles utiles 7. Ministère du Travail de l'Ontario — Registre de délivrance de permis pour les THA et les recruteurs 8. Commission des relations de travail de l'Ontario — processus de révision des permis
Cet article fournit de l'information juridique générale et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation est différente. Consultez un avocat pour discuter des circonstances particulières de votre entreprise.
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