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Règles linguistiques des entreprises en Ontario : ce qu'il faut savoir

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Hadri LawApril 20, 20265 min read

Les règles linguistiques qui s'appliquent aux entreprises en Ontario sont souvent mal comprises : plusieurs propriétaires d'entreprise supposent devoir fonctionner de façon bilingue, tandis que d'autres ignorent les obligations qui les visent réellement. L'Ontario n'oblige pas les entreprises privées à exercer leurs activités en français. Cependant, la Ontario Business Corporations Act (OBCA, ou Loi sur les sociétés par actions de l'Ontario) permet les dénominations sociales bilingues, la French Language Services Act (Loi sur les services en français) impose à certains organismes financés par la province dans des régions désignées d'offrir des services en français, et les entreprises qui vendent au Québec ou qui œuvrent dans des secteurs de compétence fédérale font face à d'autres exigences linguistiques en français. Les règles linguistiques qui s'appliquent à votre entreprise en Ontario dépendent de sa structure et de son territoire d'exploitation.

Ce guide décortique chaque niveau d'obligation — dénomination sociale, services gouvernementaux, politiques linguistiques en milieu de travail, exigences fédérales et règles évolutives du Québec — pour vous aider à cerner celles qui vous concernent.


Règles linguistiques des entreprises en Ontario : dénomination sociale en anglais, en français ou les deux?

Pour la majorité des entreprises ontariennes, le point de départ en matière de règles linguistiques est l'OBCA, R.S.O. 1990, c. B.16. Le paragraphe 10(2) prévoit quatre options pour la dénomination sociale d'une société :

  • Une forme anglaise seulement
  • Une forme française seulement
  • Une forme combinant l'anglais et le français
  • Une forme anglaise et une forme française équivalentes mais utilisées séparément (par exemple, « Carrousel Volant Inc. / Flying Carrousel Ltd. »)

Chaque société doit également inclure un élément juridique dans sa dénomination sociale, en vertu du paragraphe 10(1) : « Limited », « Limitée », « Incorporated », « Incorporée » ou « Corporation » — ou les abréviations « Ltd. », « Ltée », « Inc. » ou « Corp. ».

Si vos statuts prévoient une forme anglaise et une forme française, le Règlement de l'Ontario 398/21 (dénominations sociales et dépôts) exige une barre oblique (/) pour séparer les deux formes. Vous devrez aussi obtenir une recherche de dénomination NUANS distincte pour chaque forme, sauf si les formes anglaise et française sont identiques à l'exception de l'élément juridique (par exemple, « Limitée » et « Limited »).

Une autre disposition mérite d'être signalée : le paragraphe 10(4) permet à une société d'inclure une dénomination dans toute autre langue — ni anglais ni français — au moyen d'une disposition spéciale dans les statuts. Toutefois, cette dénomination non anglaise et non française ne figurera pas au Registre des entreprises de l'Ontario (ONBIS) et n'apparaîtra pas sur les certificats de statut. Elle n'a aucune valeur juridique aux fins de l'enregistrement.

Quelle que soit la forme choisie, le paragraphe 10(5) oblige la société à afficher sa dénomination en caractères lisibles sur tous les contrats, factures, effets négociables et bons de commande de biens ou de services.

En pratique : La plupart des sociétés ontariennes utilisent une dénomination anglaise seulement. La dénomination bilingue demeure un choix légitime et accessible, particulièrement pour les entreprises dont la clientèle ou la direction est francophone, mais elle entraîne des étapes administratives supplémentaires au moment de la constitution.


La French Language Services Act : un régime pour les organismes gouvernementaux, non pour les entreprises privées

La French Language Services Act, R.S.O. 1990, c. F.32 (FLSA, ou Loi sur les services en français) est fréquemment mal interprétée par les propriétaires d'entreprise qui présument qu'elle les vise. Ce n'est pas le cas — du moins, pas directement.

La FLSA garantit aux francophones de 27 régions désignées de l'Ontario le droit de recevoir les services du gouvernement provincial en français. Une région est désignée lorsque la population francophone y dépasse 5 000 personnes dans un centre urbain ou représente au moins 10 % de la population régionale totale. Les régions désignées incluent Toronto, Ottawa, Sudbury, Kingston, Cornwall, Brampton, Markham ainsi que plusieurs autres municipalités et districts.

La Loi s'applique aux ministères et organismes du gouvernement provincial. Elle ne s'applique pas :

  • Aux entreprises privées
  • Aux administrations municipales
  • À la plupart des hôpitaux, foyers de soins de longue durée et bureaux des sociétés d'aide à l'enfance (à moins d'une désignation expresse par le Conseil des ministres)
  • Aux bibliothèques publiques (bien que la Public Libraries Act encourage les services en français « lorsqu'il y a lieu »)

Il existe un mécanisme facultatif de désignation : les organismes privés qui offrent directement des services au public et qui sont subventionnés, en tout ou en partie, par des fonds publics peuvent demander une désignation formelle en vertu de la FLSA. Cette démarche est volontaire, non obligatoire, et requiert une demande auprès du gouvernement.

L'application de la FLSA est passée, en mai 2019, d'un Commissaire aux services en français autonome à l'Ombudsman de l'Ontario, qui maintient une unité spécialisée à cet effet.

En pratique : Une entreprise privée de détail, un cabinet d'avocats ou une société technologique de Toronto n'a aucune obligation en vertu de la FLSA de fournir des services en français. Un organisme de services sociaux financé par des fonds publics à Ottawa ou à Sudbury en aura fort probablement.


La langue au travail : ce que les employeurs ontariens peuvent et ne peuvent pas faire

Le Human Rights Code de l'Ontario, R.S.O. 1990, c. H.19 (Code des droits de la personne) ne mentionne pas « la langue » parmi les motifs de distinction illicite autonomes. C'est une différence notable avec certaines autres provinces canadiennes.

Cela dit, une politique linguistique en milieu de travail peut néanmoins engager la responsabilité de l'employeur en matière de droits de la personne lorsqu'elle sert de prétexte à une discrimination fondée sur un motif protégé. Selon la Politique sur la discrimination fondée sur la langue de la Commission ontarienne des droits de la personne (OHRC), la langue peut être un élément d'une plainte ancrée dans l'ascendance, l'origine ethnique, le lieu d'origine ou la race.

Ce que les employeurs peuvent faire :

  • Exiger une maîtrise de l'anglais (ou d'une autre langue) lorsque cette exigence est réellement nécessaire à l'accomplissement des fonctions essentielles du poste
  • Mettre en place des politiques précisant la langue à utiliser pour certaines communications ou pour la documentation, pourvu que ces politiques soient liées au poste et appliquées de façon uniforme

Ce que les employeurs ne peuvent pas faire :

  • Utiliser une exigence linguistique comme prétexte pour exclure des employés ou candidats en raison de leur ascendance, origine ethnique ou lieu d'origine
  • Interdire aux employés de parler leur langue première dans un contexte personnel ou non lié au travail d'une manière qui crée un environnement hostile rattaché à un motif protégé
  • Imposer un test ou une norme linguistique qui n'a pas de lien raisonnable avec les exigences réelles du poste

Dans une décision rendue en 2024, Yu v. Workplace Safety and Insurance Board (2024 HRTO 1401), le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario a été saisi d'une plainte alléguant que la WSIB avait fait preuve de discrimination fondée sur le lieu d'origine en n'offrant pas un soutien adéquat à la formation du plaignant en anglais langue seconde. Le Tribunal a rejeté la demande au motif de la prescription, concluant que la plainte découlait d'une décision de 2011 plutôt que d'une contravention continue. L'affaire illustre que les plaintes liées à une barrière linguistique sous le Code exigent une attention rigoureuse à la fois au fond et au moment de la conduite reprochée.

En pratique : Les employeurs devraient s'assurer que toute exigence linguistique inscrite dans une offre d'emploi, un contrat de travail ou une politique interne est directement rattachée aux fonctions du poste. Dans le doute, obtenez un avis juridique avant de mettre en place une restriction linguistique.


Entreprises de compétence fédérale : nouvelles obligations en français sous la Loi C-13

La plupart des entreprises ontariennes relèvent de la compétence provinciale et échappent donc au droit fédéral du travail. Pour celles qui sont de compétence fédérale — banques, compagnies aériennes, télécommunications, radiodiffusion, transport interprovincial — le paysage a changé en juin 2023.

La Loi C-13, sanctionnée le 20 juin 2023, a édicté la Loi sur l'usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale. Elle s'applique aux entreprises privées de compétence fédérale qui exercent leurs activités ou qui ont un lieu de travail au Québec ou dans une région à forte présence francophone hors Québec.

Pour les employés exerçant leurs fonctions dans ces lieux, la Loi crée de nouveaux droits :

  • Le droit d'exercer leurs activités et d'être supervisés en français
  • Le droit de recevoir toutes les communications et tous les documents de l'employeur en français
  • Le droit d'utiliser en français les instruments de travail et les systèmes informatiques d'usage courant

Les régions précises hors Québec qui seront considérées comme ayant une « forte présence francophone » doivent être définies par règlement. En 2026, cette définition réglementaire n'a pas encore été finalisée, ce qui signifie que les entreprises de compétence fédérale dont les activités touchent les communautés francophones de l'Ontario devraient suivre de près les annonces fédérales.

En pratique : Si votre entreprise est constituée en vertu du droit provincial et exerce exclusivement en Ontario sans statut d'industrie fédérale, la Loi C-13 ne s'applique pas à vous. Si votre entreprise est une banque, une compagnie aérienne ou une autre entreprise de compétence fédérale, consultez un conseiller juridique pour évaluer vos obligations sous la Loi.


Vendre au Québec : ce que les entreprises ontariennes doivent savoir sur la Loi 96

La Charte de la langue française du Québec — largement modifiée par la Loi 96 — a des répercussions directes pour les entreprises ontariennes qui vendent des produits ou offrent des services au Québec, y compris par commerce électronique.

Une série de nouvelles obligations sont entrées en vigueur le 1er juin 2025, touchant les inscriptions sur les produits, l'affichage public et la publicité commerciale. Les exigences clés comprennent :

Étiquetage des produits : Toutes les inscriptions sur les produits vendus au Québec doivent être en français, et aucune autre langue ne peut y figurer de façon plus visible que le français. Cette règle s'applique aux produits entreposés en Ontario mais vendus en ligne à des clients québécois.

Marques de commerce : Les marques de commerce reconnues — déposées ou non — peuvent figurer sur un produit sans traduction française si aucune version française n'apparaît au registre des marques. Cependant, depuis le 1er juin 2025, les termes descriptifs ou génériques qui font partie de la marque doivent être traduits en français.

Francisation en milieu de travail : Les entreprises qui comptent 25 employés ou plus au Québec doivent s'inscrire auprès de l'Office québécois de la langue française (OQLF) et se conformer aux exigences de francisation. La date limite d'inscription était le 1er juin 2025. Les entreprises qui ont atteint le seuil de 25 employés après cette date disposent de six mois pour s'inscrire.

Application : L'OQLF dispose de pouvoirs élargis pour mener des inspections, enquêter sur les plaintes et imposer des amendes. Le régime est activement appliqué.

En pratique : Les entreprises ontariennes qui expédient des produits physiques au Québec, qui exploitent un site Web accessible au Québec avec une fonctionnalité de commerce électronique ou qui emploient 25 personnes ou plus au Québec devraient procéder à une révision de conformité. Les règles sont détaillées et les exceptions, étroites.


Référence rapide : quelles règles linguistiques s'appliquent à votre entreprise en Ontario?

Type d'entreprise Règle applicable
Société constituée en Ontario OBCA art. 10 — dénomination anglaise suffisante; formes française et bilingue permises
Entreprise qui vend des produits à des clients québécois Charte de la langue française du Québec — inscriptions françaises obligatoires
Employeur de compétence fédérale (banque, compagnie aérienne, télécommunications) en région francophone Loi sur l'usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale (Loi C-13, 2023)
Organisme subventionné situé dans une région désignée sous la FLSA French Language Services Act — peut être désigné pour offrir des services en français
Tout employeur ontarien Human Rights Code — les politiques linguistiques ne doivent pas constituer une discrimination fondée sur un motif protégé
Entreprise privée ontarienne sans ventes au Québec et sans compétence fédérale Aucune obligation en français (au-delà des options de dénomination sociale offertes par l'OBCA)

Questions fréquentes sur les règles linguistiques des entreprises en Ontario

Les entreprises ontariennes sont-elles tenues d'offrir des services en français?

Les entreprises privées en Ontario n'ont pas d'obligation légale d'offrir des services en français. La French Language Services Act vise les ministères et organismes du gouvernement provincial dans 27 régions désignées — elle ne s'applique pas aux entreprises privées. Les entreprises qui demandent volontairement une désignation officielle en vertu de la Loi peuvent alors être tenues d'offrir des services en français, mais la désignation demeure facultative.

Puis-je utiliser une dénomination française pour ma société ontarienne?

Oui. Selon le paragraphe 10(2) de l'OBCA, la dénomination d'une société peut être en anglais seulement, en français seulement, sous forme combinée anglais-français, ou sous deux formes équivalentes utilisées séparément. Si vous utilisez les deux formes, elles doivent être séparées par une barre oblique (/), et vous devrez effectuer une recherche NUANS distincte pour chaque forme.

La Loi 96 du Québec s'applique-t-elle aux entreprises ontariennes?

Oui, si vous vendez des produits ou des services au Québec. La Charte de la langue française du Québec exige que les inscriptions soient en français sur tous les produits vendus au Québec, y compris ceux vendus par commerce électronique à des clients québécois à partir d'un entrepôt ontarien. Les entreprises qui comptent 25 employés ou plus au Québec sont également assujetties aux exigences de francisation.

Un employeur ontarien peut-il exiger que les employés parlent anglais au travail?

Un employeur peut exiger une maîtrise de l'anglais lorsque cette exigence est réellement nécessaire à l'accomplissement des fonctions du poste. Cependant, une exigence linguistique qui a pour effet d'exclure des personnes sur la base de l'ascendance, de l'origine ethnique ou du lieu d'origine peut contrevenir au Code des droits de la personne de l'Ontario. Les politiques linguistiques doivent être étroitement adaptées aux exigences réelles du poste et appliquées de façon uniforme.

Quelle est la différence entre l'OBCA et la French Language Services Act?

L'OBCA régit la manière dont les sociétés sont structurées, nommées et exploitées en Ontario — y compris les dispositions facultatives sur la dénomination bilingue. La French Language Services Act est une loi distincte qui garantit aux francophones des régions désignées le droit de recevoir les services du gouvernement provincial en français. Les deux lois portent sur des sujets différents : l'une concerne la gouvernance des sociétés, l'autre la prestation de services gouvernementaux.


Cet article fournit des renseignements généraux sur les règles linguistiques des entreprises en Ontario et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation est différente. Communiquez avec un avocat pour discuter de votre cas particulier.


Sources et ressources officielles

Lois ontariennes citées

  1. Ontario Business Corporations Act, R.S.O. 1990, c. B.16 — Dénominations sociales (art. 10)
  2. Règl. de l'Ont. 398/21 — Dénominations sociales et dépôts sous l'OBCA
  3. French Language Services Act, R.S.O. 1990, c. F.32
  4. Ontario Human Rights Code, R.S.O. 1990, c. H.19

Lois fédérales citées

  1. Loi sur l'usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale (Loi C-13, 2023)

Lois québécoises citées

  1. Charte de la langue française (Québec), R.L.R.Q. c. C-11 — telle que modifiée par la Loi 96

Orientation d'organismes de réglementation

  1. Politique de la CODP sur la discrimination fondée sur la langue

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