La planification fiscale des entreprises à Toronto est le processus juridique qui consiste à structurer les revenus, les dépenses et les distributions de votre société afin de réduire votre charge fiscale dans le cadre de la Loi de l'impôt sur le revenu du Canada. Menée de manière proactive, une planification efficace peut faire passer votre taux d'imposition combiné fédéral et ontarien d'environ 26,5 % à aussi peu que 12,2 % pour les sociétés privées sous contrôle canadien admissibles — un écart qui représente souvent des dizaines de milliers de dollars chaque année.
La plupart des propriétaires d'entreprise torontois perçoivent la planification fiscale comme un simple exercice comptable. En pratique, les décisions qui déterminent la facture fiscale de votre société — la façon dont elle est structurée, la manière dont les revenus sont distribués, le moment où les profits sont comptabilisés et la façon dont vous répondez à l'Agence du revenu du Canada — sont avant tout des décisions juridiques. S'y tromper entraîne des conséquences juridiques.
Ce guide couvre les stratégies juridiques qui réduisent l'impôt des sociétés, les erreurs coûteuses qui déclenchent l'attention de l'ARC, les enjeux propres aux entreprises torontoises et les situations où l'intervention d'un avocat fiscaliste fait la plus grande différence.
Stratégies juridiques clés pour la planification fiscale des entreprises à Toronto
1. Tirer parti de la déduction accordée aux petites entreprises
La déduction accordée aux petites entreprises (DPE) constitue le principal avantage fiscal offert aux sociétés constituées au Canada. Les sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC) admissibles paient un taux fédéral de 9 % — plutôt que 15 % — sur les premiers 500 000 $ de revenu d'entreprise exploitée activement chaque année. L'Ontario ajoute un taux provincial de 3,2 % sur ce même revenu, portant le taux combiné à environ 12,2 %.
Sans la DPE, le taux combiné fédéral et ontarien avoisine 26,5 %. L'occasion de planification — l'écart entre ces deux taux — est considérable.
L'admissibilité exige que votre société :
- Soit une société privée sous contrôle canadien (SPCC)
- Réside au Canada
- Génère un revenu d'entreprise exploitée activement (et non un revenu de placement passif)
- Possède un capital imposable utilisé au Canada inférieur à 10 à 15 millions de dollars (seuil à partir duquel la DPE est progressivement réduite)
Il existe une subtilité importante qui prend plusieurs entreprises torontoises au dépourvu : un revenu passif supérieur à 50 000 $ par année réduit l'accès à la DPE sur le revenu actif. Pour chaque dollar de revenu passif (revenus de placement, revenus locatifs, intérêts) au-delà de 50 000 $, la limite de la DPE est réduite de 5 $. À 150 000 $ de revenu passif, la DPE disparaît entièrement. Gérer ce seuil — par des structures de société de portefeuille, le choix du moment des revenus de placement ou la séparation des secteurs d'activité — figure parmi les apports les plus précieux d'une planification fiscale proactive.
Source principale : Loi de l'impôt sur le revenu, LRC 1985, ch. 1 (5e suppl.), art. 125
2. Structurer la rémunération de manière stratégique : salaire ou dividendes
La façon dont vous vous versez une rémunération depuis votre société a des répercussions fiscales majeures — pour vous personnellement et pour la société.
Le salaire réduit le revenu imposable de la société (il s'agit d'une dépense déductible), crée des droits de cotisation REER et génère des cotisations au RPC. Il est imposé comme revenu d'emploi entre vos mains, à votre taux marginal personnel.
Les dividendes sont versés à partir du revenu de la société après impôt et imposés à un taux personnel plus faible grâce au crédit d'impôt pour dividendes du Canada — un mécanisme conçu pour refléter le fait que la société a déjà payé l'impôt sur ces bénéfices (principe d'« intégration »).
Aucune des deux options n'est universellement supérieure. L'approche optimale pour la plupart des propriétaires d'entreprise torontois combine les deux : un salaire suffisant pour maximiser les droits REER et maintenir les prestations du RPC, avec les profits résiduels distribués sous forme de dividendes. La répartition idéale dépend de votre revenu personnel, du revenu de la société et d'autres facteurs — et varie d'une année à l'autre.
Un point juridique essentiel : toute rémunération versée aux membres de la famille qui travaillent dans l'entreprise doit être raisonnable par rapport aux services réellement rendus. L'ARC examine de près les paiements aux personnes liées. Des montants jugés déraisonnables peuvent être refusés entièrement et entraîner des pénalités.
3. Fractionner le revenu avec prudence face aux règles IRF
Le fractionnement du revenu — distribuer les revenus d'entreprise aux membres de la famille placés dans des tranches d'imposition inférieures afin de réduire la charge fiscale globale — a été fortement restreint par les règles de l'impôt sur le revenu fractionné (IRF / TOSI) introduites en 2018.
Avant les règles IRF, un propriétaire d'entreprise pouvait verser des dividendes à un conjoint ou à un enfant majeur détenant des actions de la société, et ces dividendes étaient imposés au taux marginal inférieur du bénéficiaire. Depuis 2018, le taux marginal supérieur s'applique au « revenu fractionné », sauf si certaines conditions précises sont remplies.
Ce qui demeure possible :
- Emploi véritable : rémunérer des membres de la famille qui travaillent réellement dans l'entreprise, à des taux qui reflètent la valeur marchande de leur travail. La documentation est déterminante — descriptions de poste, feuilles de temps et preuves du travail effectué sont nécessaires pour résister à un examen de l'ARC.
- Catégories d'actions multiples : une société structurée correctement peut émettre différentes catégories d'actions assorties de droits distincts quant aux dividendes. Cela offre une souplesse dans la répartition des dividendes — mais la structure doit être établie de manière impeccable dans les documents constitutifs dès le départ.
- Actionnaires exclus : les membres de la famille qui satisfont à certains critères d'âge et de participation peuvent être exemptés des règles IRF sur une partie ou la totalité des distributions.
Ce qui ne fonctionne pas : simplement émettre des actions à des membres de la famille afin de diriger les dividendes vers des bénéficiaires moins imposés, sans participation réelle à l'entreprise. Les règles IRF ont précisément été conçues pour éliminer cette pratique.
Source principale : Loi de l'impôt sur le revenu, art. 120.4
4. Envisager une structure avec société de portefeuille
Une société de portefeuille (holdco) se place au-dessus de votre société exploitante et reçoit ses dividendes sur une base largement libre d'impôt en vertu des règles sur les dividendes intersociétés. Cette structure accomplit plusieurs objectifs :
- Protéger les bénéfices non répartis : les profits de la société exploitante peuvent être accumulés dans la holdco et investis sans que le revenu passif ne vienne éroder immédiatement la DPE au niveau de la société exploitante.
- Protection des actifs : les actifs d'affaires détenus dans la holdco sont séparés des passifs d'exploitation. Un jugement contre la société exploitante n'atteint pas automatiquement la holdco.
- Planification successorale : les structures d'actions de la holdco facilitent les gels successoraux et les transitions de propriété.
- Secteurs d'activité multiples : différentes sociétés exploitantes sous une holdco commune peuvent être gérées et déclarées séparément.
Une société de portefeuille n'est pas sans coûts. Sa mise en place à Toronto coûte entre 1 500 $ et 3 000 $ en frais juridiques et de constitution, auxquels s'ajoutent de 2 000 $ à 4 000 $ par année en conformité (maintenance corporative, déclarations fiscales, comptabilité). La structure devient généralement pertinente lorsque le portefeuille de placements passifs à l'intérieur de la société dépasse environ 750 000 $ — seuil à partir duquel les gains d'efficience fiscale justifient le coût administratif continu.
Les documents juridiques requis — conventions de souscription d'actions, conventions unanimes d'actionnaires, résolutions de réorganisation — doivent être rédigés correctement. Une restructuration rétroactive pour corriger une holdco mal mise en place entraîne ses propres conséquences fiscales.
5. Planifier le moment des demandes de déduction pour amortissement
La déduction pour amortissement (DPA) est l'équivalent fiscal de l'amortissement comptable — un mécanisme pour déduire le coût des biens d'entreprise (équipement, technologie, véhicules, améliorations locatives) sur plusieurs années plutôt que d'un seul coup.
Contrairement à certaines déductions qui doivent être demandées dans l'année où elles surviennent, les demandes de DPA sont discrétionnaires. Vous choisissez le montant de DPA à demander chaque année, jusqu'au maximum permis. Cela crée une occasion de planification :
- Les années de revenus élevés, maximisez les demandes de DPA pour réduire le revenu imposable.
- Les années déficitaires ou les années où d'autres stratégies d'abri fiscal sont déjà en place, retenez la DPA et reportez-la.
Cette souplesse temporelle est un véritable outil de planification, et non une simple question de conformité.
6. Réclamer les crédits de RS&DE pour les activités d'innovation
Le programme de recherche scientifique et développement expérimental (RS&DE) offre des crédits d'impôt fédéraux et ontariens pour les activités de recherche et développement admissibles. Pour les SPCC, le crédit fédéral est remboursable — ce qui signifie que vous recevez un remboursement en argent, que vous ayez ou non de l'impôt à payer. Le taux fédéral pour les SPCC admissibles s'élève à 35 % sur les premiers 3 millions de dollars de dépenses admissibles.
Les crédits de RS&DE sont régulièrement sous-utilisés par les entreprises torontoises. Les sociétés œuvrant en technologie, en fabrication, en ingénierie et en services professionnels mènent régulièrement des activités admissibles — développement logiciel pour résoudre des problèmes techniques nouveaux, essais d'amélioration de procédés, tests de matériaux — sans les documenter comme RS&DE.
Les exigences de documentation sont strictes : descriptions de projets, narratifs techniques, registres de dépenses et preuves de l'enquête systématique. L'ARC vérifie étroitement les demandes de RS&DE. Si votre entreprise mène une forme quelconque de développement ou d'innovation, la question de l'admissibilité à la RS&DE mérite d'être examinée avec un professionnel qualifié avant la fin de l'exercice.
7. Gérer le calendrier de fin d'exercice pour les revenus et les dépenses
La planification de fin d'exercice — le moment où les revenus sont constatés et les dépenses engagées — figure parmi les outils les plus accessibles de planification fiscale pour les entreprises torontoises. L'objectif : reporter le revenu imposable à des périodes ultérieures tout en tirant les dépenses déductibles dans l'exercice courant, dans les limites permises par la loi.
Provisions pour primes : une société peut constater des primes de fin d'exercice (ce qui crée une déduction dans l'exercice courant) et les payer dans les 180 jours suivant la fin de l'exercice. La déduction est prise maintenant ; le revenu est imposé entre les mains du bénéficiaire au moment de la réception.
Acomptes provisionnels : les sociétés dont l'impôt net annuel à payer dépasse 3 000 $ doivent verser des acomptes mensuels ou trimestriels tout au long de l'année. L'ARC facture des intérêts au taux prescrit — actuellement composés quotidiennement — sur les insuffisances d'acomptes. Les acomptes manqués ne constituent pas seulement une pénalité ; ils représentent un coût continu qui se compose.
Choix de l'exercice financier : les sociétés disposent d'une certaine souplesse pour choisir la date de clôture de leur exercice. Ce choix influe sur le calendrier des acomptes, des primes et de nombreuses autres décisions de planification — et doit être fait de manière délibérée, non par défaut.
Erreurs fiscales courantes des entreprises torontoises — et comment les éviter
Mauvaise classification des dépenses : personnelles ou d'affaires
L'un des déclencheurs de vérification les plus courants consiste à réclamer des dépenses personnelles comme déductions d'entreprise. Repas, déplacements, frais de bureau à domicile et utilisation de véhicules constituent des déductions d'entreprise légitimes — mais seulement dans la mesure où elles se rattachent à une activité commerciale. Les dépenses à usage mixte doivent être réparties. Les dépenses entièrement personnelles ne sont pas déductibles, peu importe la façon dont elles sont comptabilisées.
L'ARC examine de près la classification des dépenses. Les conséquences d'une mauvaise classification comprennent des déductions refusées, des intérêts sur les montants recotisés et des pénalités pour production inexacte. Maintenir un compte bancaire et une carte de crédit distincts pour la société, et documenter l'objet commercial de chaque dépense importante, rend le problème largement évitable.
Rater les échéances de production et de paiement
La déclaration de revenus des sociétés (T2) doit être produite dans les six mois suivant la fin de votre exercice. Les paiements d'impôt ont des échéances plus courtes : les SPCC admissibles disposent généralement de trois mois après la fin de l'exercice pour payer ; les autres sociétés disposent de deux mois.
La pénalité pour production tardive s'élève à 5 % du solde d'impôt impayé, plus 1 % par mois pendant un maximum de 12 mois. Les récidivistes font face à des pénalités doublées : 10 % d'entrée de jeu, plus 2 % par mois. Ces pénalités s'ajoutent aux intérêts qui s'accumulent quotidiennement sur les soldes impayés.
Les acomptes provisionnels sont dus tout au long de l'année — les manquer entraîne des intérêts quotidiens sur l'insuffisance. De nombreuses petites entreprises torontoises négligent entièrement les acomptes jusqu'à recevoir un avis d'intérêts de l'ARC.
Tenue de dossiers insuffisante
L'ARC exige que les sociétés conservent leurs dossiers financiers pendant au moins six ans à compter de la fin de l'année d'imposition concernée. Cela comprend les états financiers, les déclarations de revenus, les reçus et factures, les registres de paie, les registres de versement de la TVH et la documentation appuyant tout crédit ou déduction réclamé.
Lors d'une vérification, chaque déduction ou crédit réclamé sans pièce justificative sera contesté. Des dossiers soignés ne sont pas une surcharge bureaucratique — ils constituent la seule défense dont vous disposez lorsque l'ARC vous demande de justifier votre déclaration.
Le livre des procès-verbaux est une obligation connexe du droit corporatif : il doit être tenu à jour et refléter toutes les résolutions d'actionnaires et d'administrateurs, les assemblées annuelles et les changements corporatifs. Une société dont le livre des procès-verbaux n'est pas à jour manque techniquement aux obligations prévues par la Loi sur les sociétés par actions (Ontario).
Déclaration incorrecte des revenus
La sous-déclaration des revenus, l'omission de remboursements de prêts à l'actionnaire ou d'avantages réputés, et le fait de négliger les situations de dividendes réputés constituent des erreurs fréquentes aux conséquences sérieuses.
Les prêts à l'actionnaire méritent une attention particulière. Lorsqu'une société prête de l'argent à un actionnaire, ce prêt doit être remboursé dans l'année qui suit la fin de l'exercice au cours duquel il a été consenti — faute de quoi il est inclus intégralement dans le revenu de l'actionnaire. Nombre de propriétaires d'entreprise traitent le compte de la société comme un compte bancaire personnel sans comprendre cette règle. Des soldes cumulés de prêts à l'actionnaire qui ne peuvent être remboursés engendrent à la fois une dette fiscale personnelle et des enjeux de conformité corporative.
Ignorer le seuil de revenu passif
L'interaction entre le revenu passif et l'accès à la DPE est mal comprise par beaucoup de propriétaires d'entreprise torontois — et les conséquences financières peuvent être lourdes.
Lorsque les revenus de placement, les intérêts ou les revenus locatifs à l'intérieur de la société dépassent 50 000 $ par année, la DPE commence à s'estomper. À 150 000 $ de revenu passif, elle disparaît entièrement. Perdre la DPE signifie que le taux d'imposition des sociétés sur le revenu actif passe d'environ 12,2 % à 26,5 % — une hausse qui peut coûter des dizaines de milliers de dollars par année sur 500 000 $ de revenu.
Ce n'est pas une situation à découvrir en fin d'exercice. Elle exige des décisions de planification prises en cours d'année quant à la structuration du revenu de placement, à la pertinence d'une holdco et à la manière d'investir les bénéfices non répartis.
Enjeux fiscaux propres aux entreprises torontoises
Toronto est l'un des environnements d'affaires les plus dynamiques du Canada — et l'un des plus complexes sur le plan fiscal. Plusieurs facteurs créent des défis particuliers pour les sociétés qui y sont établies.
Coûts d'exploitation élevés et pression sur les bénéfices non répartis
Les loyers commerciaux, les salaires et les honoraires professionnels à Toronto figurent parmi les plus élevés au Canada. Beaucoup d'entreprises conservent des bénéfices considérables à l'intérieur de la société pour financer leurs activités et leur croissance plutôt que de les distribuer. C'est souvent la bonne décision d'affaires — mais les bénéfices non répartis investis passivement peuvent éroder l'accès à la DPE et créer un problème de revenu passif qui n'avait pas été anticipé au moment où ces bénéfices ont été retenus.
Intensification des vérifications de l'ARC
L'ARC a intensifié ses vérifications auprès des petites et moyennes entreprises ces dernières années. Les vérifications sur le terrain — où les vérificateurs de l'ARC examinent vos dossiers sur place ou dans le cadre d'une correspondance prolongée — peuvent durer des mois. Les vérifications de bureau, qui ciblent des postes précis d'une déclaration, sont plus courantes et tout aussi perturbatrices.
Les déclencheurs fréquents de vérification comprennent : des pertes soutenues sur plusieurs années, des déductions de dépenses élevées par rapport aux revenus, des prêts à l'actionnaire non remboursés, des demandes de RS&DE sans documentation adéquate et des dispositions de rémunération inhabituelles.
Disposer d'un avocat fiscaliste à Toronto avant de recevoir un avis de vérification — et surtout au moment où il arrive — change sensiblement la nature de l'interaction avec l'ARC.
Jalons de croissance qui imposent une restructuration fiscale
L'écosystème d'affaires torontois récompense la croissance — mais la croissance engendre une complexité fiscale à chaque étape :
- Approche des 500 000 $ de revenu actif : la limite de la DPE est atteinte. Sans planification, le prochain dollar de revenu actif est imposé au taux général. Les décisions de restructuration (fractionnement du revenu, holdco, choix de l'exercice) doivent être prises avant ce seuil, non après.
- Premiers employés : obligations de paie, production des T4, versements au RPC et à l'AE et possibles charges sociales. Chacun crée un risque de conformité.
- Expansion vers d'autres provinces : inscription fiscale provinciale, analyse du lien fiscal et taux potentiellement différents.
- Expansion internationale : risque d'établissement stable, retenues à la source sur les paiements transfrontaliers, obligations en matière de prix de transfert, implications de la Loi sur Investissement Canada.
Chaque étape de croissance constitue un déclencheur de planification. Arriver à ces transitions sans plan en place signifie généralement payer plus d'impôt que nécessaire et consacrer des honoraires juridiques à la correction plutôt qu'à la planification.
Évolution du droit fiscal
Le droit fiscal des sociétés n'est pas statique. Les règles de divulgation obligatoire renforcées en 2023 exigent la déclaration de certains arrangements fiscaux agressifs à l'ARC. Les règles sur les SPCC de fond, introduites après avril 2022, ciblent les structures conçues pour manipuler le statut de SPCC. Les taux et seuils provinciaux évoluent. Les orientations administratives de l'ARC se transforment.
Rester à jour exige une contribution professionnelle — non seulement à la production des déclarations, mais aussi au fur et à mesure que les changements sont annoncés et entrent en vigueur.
Quand retenir un avocat fiscaliste à Toronto
Comptables et avocats fiscalistes remplissent des rôles complémentaires. Un comptable prépare vos déclarations, assure la tenue de livres et s'occupe de la conformité. Un avocat fiscaliste à Toronto conseille sur la structure juridique, gère les différends avec l'ARC, rédige les documents juridiques et offre le secret professionnel de l'avocat.
Ce dernier point compte davantage qu'il n'y paraît. Les communications avec votre comptable ne bénéficient pas du privilège légal. Celles avec votre avocat, oui. Dans une vérification ou un différend avec l'ARC, ce que vous avez dit à votre comptable est potentiellement divulguable. Ce que vous avez dit à votre avocat ne l'est pas.
Vérification de l'ARC
Lorsque l'ARC demande une vérification — qu'il s'agisse d'une lettre de vérification de bureau ou d'un avis de vérification sur le terrain — retenir les services d'un avocat fiscaliste avant de répondre modifie la dynamique. Votre avocat examine la portée de la demande de vérification, vous conseille sur ce que vous êtes tenu de produire, communique directement avec le vérificateur de l'ARC et vous protège contre des admissions involontaires qui pourraient élargir la portée de la vérification. Toute la correspondance avec l'ARC passe par le cabinet d'avocats.
Une vérification sur le terrain peut durer des mois. Être représenté dès le départ n'est pas un signe de faute — c'est une gestion avisée d'un processus aux enjeux financiers et juridiques importants.
Oppositions et différends fiscaux
Si l'ARC procède à une nouvelle cotisation de votre société et que vous estimez cette cotisation incorrecte, vous disposez de 90 jours pour produire un avis d'opposition. La procédure d'opposition implique des arguments juridiques quant à l'application de la Loi de l'impôt sur le revenu à vos faits. Si l'opposition ne se règle pas au niveau des appels, l'affaire se poursuit devant la Cour canadienne de l'impôt.
Les comptables ne peuvent pas plaider devant la Cour canadienne de l'impôt. Un avocat spécialisé en litige fiscal est alors requis. Martina Caunedo, chez Hadri Law — qui a représenté des clients au niveau des oppositions de l'ARC ainsi que devant la Cour canadienne de l'impôt — apporte plus de 12 années d'expérience en fiscalité, y compris un important travail de défense en vérifications de l'ARC, à cette représentation.
Restructuration corporative
Mettre en place une société de portefeuille, réorganiser votre structure d'actions, réaliser un gel successoral ou entreprendre une scission requièrent tous des documents juridiques : conventions de souscription d'actions, résolutions de réorganisation, conventions unanimes d'actionnaires et, éventuellement, choix en vertu de l'article 85. Ces documents doivent être rédigés correctement pour obtenir le résultat fiscal visé. Les erreurs dans la rédaction juridique créent des risques fiscaux coûteux à corriger rétroactivement.
Ventes d'entreprises et transactions de F&A
Le choix entre une vente d'actifs et une vente d'actions comporte des conséquences fiscales importantes pour l'acheteur comme pour le vendeur. Une vente d'actions permet généralement au vendeur de bénéficier de l'exonération cumulative des gains en capital (1 250 000 $ en 2025 pour les actions admissibles de petite entreprise) ; une vente d'actifs, en règle générale, ne le permet pas. Le traitement fiscal du produit de la vente, des réserves et des paiements conditionnels (earnouts) diffère fondamentalement d'une structure à l'autre.
Un avocat fiscaliste travaille aux côtés de votre comptable et de vos conseillers en F&A afin d'optimiser la structure de l'opération tant sur le plan juridique que fiscal.
Planification annuelle proactive
L'utilisation la plus précieuse du temps d'un avocat fiscaliste est souvent la plus négligée : la rencontre annuelle de planification avant qu'un problème ne survienne. Examiner votre structure corporative, votre approche en matière de rémunération, votre position en revenu passif et vos plans de croissance chaque année — avant la fin de l'exercice — est le moment où se trouvent les véritables occasions de planification fiscale des entreprises à Toronto.
Questions fréquentes sur la planification fiscale des entreprises à Toronto
Quel est le taux d'imposition des sociétés pour les petites entreprises en Ontario ?
Les sociétés privées sous contrôle canadien admissibles paient un taux combiné fédéral et ontarien d'environ 12,2 % (9 % fédéral + 3,2 % ontarien) sur les premiers 500 000 $ de revenu d'entreprise exploitée activement, grâce à la DPE. Le taux général combiné — sans DPE — s'établit à environ 26,5 % (15 % fédéral + 11,5 % ontarien). L'écart entre ces deux taux constitue le cœur des occasions de planification.
Qu'est-ce qui déclenche une vérification de l'ARC pour une petite entreprise à Toronto ?
Les déclencheurs fréquents comprennent des pertes d'exploitation soutenues sur plusieurs années, des déductions importantes par rapport aux revenus, des soldes de prêts à l'actionnaire impayés au-delà d'un an, des demandes de RS&DE et des arrangements de rémunération inhabituels. L'ARC utilise également le rapprochement de données pour repérer les écarts entre les revenus déclarés et les registres de tiers. Une documentation soignée réduit considérablement le risque de vérification.
Quelle est la différence entre un comptable fiscaliste et un avocat fiscaliste ?
Un comptable prépare les déclarations, tient les livres et assure la production à temps. Un avocat fiscaliste conseille sur la structure juridique, rédige les documents corporatifs, gère les différends avec l'ARC et représente les clients devant la Cour canadienne de l'impôt. Les communications avec votre avocat sont protégées par le secret professionnel — celles avec votre comptable ne le sont pas. La plupart des entreprises torontoises bénéficient de travailler avec les deux.
Comment l'impôt sur le revenu fractionné (IRF) affecte-t-il le fractionnement du revenu familial ?
Les règles IRF, entrées en vigueur en 2018, appliquent le taux marginal personnel maximal au revenu fractionné en faveur de membres de la famille, sauf si certaines conditions sont remplies. Le simple fait d'émettre des actions à un conjoint ou à un enfant majeur pour acheminer des dividendes vers une tranche d'imposition inférieure ne fonctionne plus. L'emploi véritable, rémunéré à un taux marchand documenté — avec feuilles de temps et descriptions de poste —, demeure possible.
Quand une société de portefeuille est-elle pertinente pour une entreprise torontoise ?
Une société de portefeuille mérite généralement d'être envisagée lorsque le portefeuille de placements passifs à l'intérieur de la société dépasse environ 750 000 $. La holdco reçoit les dividendes de la société exploitante en grande partie libres d'impôt et met le revenu de placement passif à l'abri afin de préserver l'accès à la DPE de la société exploitante. La mise en place et la conformité annuelle coûtent habituellement entre 3 500 $ et 7 000 $.
Combien de temps dure une vérification sur le terrain de l'ARC ?
Une vérification sur le terrain de l'ARC auprès d'une petite ou moyenne entreprise torontoise peut durer de quelques semaines à plus d'un an, selon la complexité des questions et le volume de documents demandés. Faire gérer le processus par un avocat fiscaliste mène habituellement à une portée plus ciblée et à une résolution plus rapide qu'une représentation par soi-même.
Sources et ressources officielles
Lois fédérales citées
- Loi de l'impôt sur le revenu, LRC 1985, ch. 1 (5e suppl.) — Article 125 : Déduction accordée aux petites entreprises
- Loi de l'impôt sur le revenu — Article 120.4 : Impôt sur le revenu fractionné (IRF)
- Loi de l'impôt sur le revenu — Article 15 : Prêts aux actionnaires et avantages réputés
Orientations de l'ARC 4. ARC — Quand produire la déclaration de revenus des sociétés 5. ARC — Éviter les pénalités : paiements des sociétés 6. ARC — Qui doit verser des acomptes provisionnels 7. ARC — Politique du crédit d'impôt à l'investissement pour la RS&DE 8. ARC — Taux d'imposition des sociétés 9. ARC — Déduction pour gains en capital (exonération cumulative des gains en capital) 10. ARC — Folio de l'impôt sur le revenu S3-F1-C1 : Prêts et dettes des actionnaires 11. ARC — Régler votre différend : vos droits en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu 12. ARC — Tenue de registres (exigences de conservation) 13. ARC — Orientations sur les règles d'IRF pour les adultes
Ressources utiles15. Registre des entreprises de l'Ontario
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La planification fiscale des entreprises n'est pas un exercice annuel — et rarement une simple question comptable. Les décisions qui façonnent la position fiscale de votre société sont des décisions juridiques aux conséquences durables : la manière dont votre société est structurée, la façon dont le revenu est réparti entre actionnaires et membres de la famille, la manière dont vous répondez à l'ARC et votre approche lors d'une vente ou d'une restructuration d'entreprise.
L'équipe fiscale de Hadri Law, dirigée par Martina Caunedo — avocate fiscaliste comptant plus de 12 années d'expérience en fiscalité internationale, y compris en défense de vérifications de l'ARC et en représentation devant la Cour canadienne de l'impôt — accompagne les propriétaires d'entreprise torontois dans l'élaboration et le maintien de structures fiscales à la fois conformes et efficaces.
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